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Les retraités mobilisés le 8/10/2019

Allocution FO à la manifestation des retraités du 8 octobre 2019 

Chers camarades,

Après la hausse de 25 % de la CSG, après avoir perdu plus de 2 % de pouvoir d’achat en 2018 et plus de 1 % en 2019,alors que notre pouvoir d’achat est en chute libre depuis 25 ans comme le reconnaît le Comité d’Orientation des Retraites, le Président des riches nous prend de nouveau pour cible.

Les retraités n’auront droit qu’à 1 % d’augmentation en 2020 à condition de gagner moins de 2 000 euros brut par mois, et pourlesautres ce sera 0,3 %, c'est-à-dire, pour tous, la poursuite de la baisse du pouvoir d’achat. 

Tout le monde ne connait pas le même sort !

Les sociétés françaises sont championnes des dividendes versés aux actionnaires : 44 milliards d’euros pour l’année 2018 ! 

Le gouvernement est, lui, champion des cadeaux à la Finance en allègement de cotisations sociales et autres cadeaux fiscaux. 

Et voilà maintenant que le gouvernement découvre un déficit de la Sécurité sociale, ce qui vaut annonce de nouvelles restrictions de notre droit aux soins ; mais ce déficit, c’est le gouvernement qui le crée et l’aggrave par les exonérations de cotisations sociales patronales qui ont pris la suite du CICE.

Quant aux retraites, les plus de 300 milliards versés chaque année à 17 millions de retraités, les spéculateurs et le gouvernement rêvent  de s’en accaparer la gestion comme des réserves constituées avec l’argent des travailleurs. 

Leur objectif, c’est de bloquer la part des pensions dans les richesses créées (13,8 % du PIB) alors que le nombre de retraités augmente. La même part à se partager entre plus de monde, c’est la baisse des pensions assurée pour tous comme cela s’est passé partout où les retraites à points ont été imposées. 

Ceux qui pourront se payer une assurance complémentaire par capitalisation engraissant la Finance survivront, pour les autres, ce sera la misère ou encore plus de misère.  

Et quand Macron et Delevoye affirment que les actuels retraités et futurs retraités partant avant 2025 ne seront pas impactés, ils mentent !

Posez la question : est-ce que le niveau actuel des retraites, déjà faible, sera garanti dans le nouveau système ? Ni Macron, ni Delevoye, ni aucun de leurs députés ne répondent !            

Leur cynisme leur fait même prétendre qu’il n’y a pas de simulation possible mais, pour vendre leur réforme, le rapport Delevoye était, lui, accompagné de simulations truquées ! Pour qui aurait encore eu des doutes, cela confirme qu’il s’agit bien d’un projet de réforme au compte de la Finance et d’elle-seule, comme les ordonnances Macron, comme la loi Travail, comme la loi de transformation de la Fonction publique. 

Ni allocation sociale, ni minimum social, la retraite est un droit, conquis dans la Fonction publique comme dans le privé, à partir de nos salaires. 

Ce gouvernement, sourd aux souffrances, sourds à la pauvreté de millions de retraités et de salariés, s’attache à détruire méthodiquement toutes nos conquêtes sociales. Il faut l’arrêter !

La confédération FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye de casse des régimes de retraites.

Tous ensemble, unis, nous pouvons gagner ! 

A bas les contre-réformes ! Pour la satisfaction de nos revendications, préparons la mobilisation générale, retraités avec les salariés qui vont s’engager dans la grève le 5 décembre.

Communiqué de presse

Réforme des retraites :

FO dit non à la retraite par points !

Réunie en Commission Exécutive le 4 octobre 2019, l’Union Départementale des syndicats FO de Vaucluse rappelle que le système « unique » par points, n’est pas l’égalité affichée, mais la destruction de notre système de retraite avec un nivellement par le bas par la disparition des différents régimes de retraite.

Elle rappelle que personne ne serait épargné, et que l’objectif de cette contre réforme est de baisser le coût des retraites, donc le montant des pensions, et de les adapter aux aléas économiques.

C’est pourquoi la Commission Exécutive de l’UDFO 84 rejette catégoriquement le projet de réforme du gouvernement de régime unique par points et demande le maintien de l’ensemble des régimes existants.

Comme cela a été rappelé lors de notre dernier Comité Confédéral National, « FO est prête à aller à la grève. FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye ».

Pour cela et dès à présent, l’Union Départementale Force Ouvrière de Vaucluse entend d’une part informer le plus largement possible salariés et retraités et d’autre part œuvrer dans le département à l’unité d’action syndicale la plus large pour préparer la grève. 

Avignon, le 4 octobre 2019

 

Contact :

Jean-Luc BONNAL 

Secréraire Général UDFO Vaucluse

Tél. 06.15.04.51.14

Motion de soutien de l’UDFO Vaucluse aux personnels du service des urgences de l’hôpital d’Avignon en grève.

Réunie en Commission Exécutive le 3 juin 2019, l’Union Départementale des syndicats FO de Vaucluse apporte son total soutien aux agents du services des urgences du centre hospitalier d’Avignon en grève.

Elle dénonce avec eux l’insuffisance de moyens tant humains que matériels, qui a pour conséquences la dégradation des conditions de travail et de la prise en charge des patients et aboutit à l’exaspération généralisée des personnels qui n’en peuvent plus de travailler dans de telles conditions avec des salaires insuffisants.

Elle soutient les revendications légitimes des personnels et rappelle que la réponse ne peut être la loi santé, quinon seulement ne répond pas aux enjeux, mais constitue un coup majeur contre l’hôpital public, ses missions et les conditions de travail des personnels.

Avignon, le 4 juin 2019

Journée d'action Fonction publique du 9 mai 2019

Prise de parole FO

Aujourd’hui, dans toute la France, tous les syndicats de fonctionnaires affirment dans l’unité leur total refus du projet loi de transformation de la Fonction publique et l’exigence de l’augmentation des salaires et du rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.

Force Ouvrière réaffirme son soutien aux mobilisations et grèves engagées ces dernières semaines dans l’enseignement, la santé, les finances publiques... 

Chers camarades, la régression ne se négocie pas, on la combat !

Et nous ne nous laisserons pas intimider par la loi dite « anti casseurs » qui est une loi liberticide, une loi contre la liberté d’expression et de manifestation 

"Ma santé 2022", « Géographie revisitée », « École de la confiance », « Transformation de la Fonction publique »… personne n’est abusé par ces dénominations hypocrites des contre-réformes

Après les lois travail, la réforme de la SNCF, la privatisation des aéroports de Paris... le projet de loi Dussopt de transformation de la Fonction publique sera débattu à l’Assemblée Nationale le 13 mai. 

Cetexte n’a qu’un but !  Supprimer 120 000 postes, détruire le Statut Général des fonctionnaires et tous les statuts particuliers pour rendre les agents plus flexibles et précaires, pour mieux démanteler et privatiser les services publics.

Et ce n’est pas l’annonce par le Président Macron de l’arrêt des fermetures d’hôpitaux ou d’écoles qui nous abusera.   
Force Ouvrière dénonce la poursuite des 30 000 suppressions de postes programmées dans les hôpitaux, comme des fermetures de classes et des suppressions de postes dans toutes les administrations. 

Avec son projet de loi de transformation de la Fonction publique, le gouvernement veut imposer…

- la généralisation des contrats à durée déterminée de 1 à 6 ans,

- la suppression des Commissions Paritaires et des Comités d’Hygiène et de Sécurité,

- l’abandon de missions du Service public, 

- le détachement d'office en cas de transfert de missions dans un autre ministère, collectivité ou dans le privé,

et l’arbitraire instauré par le PPCR dans le déroulement de carrière  serait encore aggravé.

Ce gouvernement n’a qu’un objectif !  Détruire toute égalité, toute solidarité et les règles qui en découlent, afin d’ériger une société du chacun pour soi où la Finance commande tout. 

Dans cette même logique, Force Ouvrière dénonce la nouvelle contre réforme des retraites dite universelle par point, qui détruirait notre Code des Pensions inscrit dans le Statut de fonctionnaire.          
Le Président de la République prétend avec cynisme qu’il ne touchera pas à l’âge de départ, mais ses ministres annoncent l’instauration d’une décote entre 62 et 64 ans. Le but, c’est d’abaisser encore le niveau des retraites, de reculer à nouveau l’âge de départ et d’ouvrir un nouveau marché aux assurances pour ceux qui pourront s’en payer.

Jamais notre pays n’a connu de telles régressions au plan social, au plan des libertés et de la représentation syndicale des personnels, au plan du droit aux soins et à l’Instruction publique…

Tous ensemble, nous pouvons y faire échec !

Les trois projets de loi Blanquer, Buzin, Dussopt doivent être retirés !

Le blocage des salaires et des retraites doit cesser ! 

Ce gouvernement aux ordres de la Finance ne veut rien entendre et s’attaque à tout. Il ne comprend que le rapport de force. Il nous faut donc maintenant préparer les conditions du blocage de l’économie.

Sans service public, il n’y a pas de République sociale !      
Statut, retraite, déroulement de carrière, commissions paritaires…, ce sont nos conquêtes. Et vous pouvez compter sur Force Ouvrière pour les défendre.

1er mai 2019

PRISE DE PAROLE UDFO Vaucluse                                               

Mes chers camarades, le 1ermai, journée de solidarité internationale, est l’occasion pour les travailleurs d’exprimer leurs revendications.

Ce 1ermai 2019 se situe dans une période de crise sociale majeure marquée par l’expression diverse, multiple et justifiée d’un mécontentement social grandissant. 

Il se situe également quelques jours après les annonces du Président de la République, qui se voulaient une réponse à la crise dite des « gilets jaunes » après l’organisation d’un grand débat. Grand débat dans lequel à FO nous avons refusé de nous inscrire, tant il était clair que ce n’était qu’un contre feu, dont l’objectif visé était de conforter le gouvernement dans la poursuite des politiques menées qui ont pourtant conduit à cette crise sociale majeure. Les annonces du Président de la République, qui a déclaré vouloir poursuivre les politiques mises en œuvre, le confirment et ne répondent en rien à l’urgence sociale.

C’est pourquoi, nous profitons de ce 1ermai pour dénoncer tout d’abord l’adoption de la loi dite « anticasseurs » et l’utilisation abusive du système d’identification unique qui traduisent une escalade dangereuse pour la démocratie et constituent une atteinte aux libertés et à celle de manifester en particulier.

Pour dénoncer ensuite les menaces qui pèsent sur l’ensemble des services publics au travers de la loi dite de transformation de la Fonction Publique. Loi qui vise à faire disparaître le statut pour mieux poursuivre les suppressions d’emplois au nom du dogme réaffirmé de réduction de la dépense publique. Et malgré l’effet d’annonce de l’arrêt des fermetures d’hôpitaux ou d’écoles, les personnels hospitaliers savent pertinemment que ces mesures ne règlent en rien les situations d’urgences des hôpitaux. Tout comme les enseignants savent que l’arrêt des fermetures d’école ne signe pas la fin de la loi Blanquer et des fermetures de classe. C’est pourquoi avec les fonctionnaires, nous serons à nouveau dans la rue le 9 mai prochain. Je vous invite à venir nombreux.

Chers camarades, s’agissant des retraites, nous sommes entre hypocrisie et cynisme. En effet, le Président de la République, tout en rappelant que l’âge légal resterait fixe à 62 ans, a confirmé la mise en place d’une retraite par points, qui conduira de fait à une baisse significative du niveau des retraites. Il a de plus évoqué la mise en place d’un âge pivot de 64 ans, en dessous duquel une décote pourrait être appliquée. Chacun l’aura compris, peu nombreux seront celles et ceux qui pourront se permettre de partir à 62 ans. C’est une retraite à minima que l’on nous prépare, que nous avons qualifié à Force Ouvrière de  retraite des morts. La retraite n’est pas une prestation d’assistance, mais un droit que se sont constitués les travailleurs tout au long de leur carrière. Nous ne voulons pas de cette réforme systémique et nous revendiquons le maintien de l’ensemble des régimes et dispositions existantes.

Enfin, face à la baisse de pouvoir d’achat que les actifs et retraités subissent depuis de nombreuses années, face à la situation de pauvreté à laquelle sont réduites de trop nombreuses personnes, ce ne sont pas les quelques « mesurettes » annoncées qui régleront le problème. La question du pouvoir d’achat, avec en filigrane la baisse des dépenses publiques, ne se règle pas par des baisses d’impôt sur le revenu ou de cotisations sociales qui se font au détriment des services publics et des prestations sociales. Nous affirmons à Force Ouvrière que le salaire n’est pas l’ennemi de l’emploi. La question du pouvoir d’achat doit passer par des augmentations générales des salaires, des pensions et des minima sociaux de nature à relancer la consommation et combattre efficacement le chômage contrairement à la mise en place du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi et à la suppression de l’ISF.

Mes camarades, plus que jamais, il est de notre rôle de syndicat libre et indépendant de porter les attentes des salariés par la négociation quand cela est possible, par l’action si nécessaire.

C’est pourquoi ce 1er mai doit être un nouveau point d’ancrage pour la construction d’un mouvement encore plus large, encore plus puissant pour bloquer l’économie si le gouvernement refuse de nous entendre.

 

Voeux 2019 UDFO Vaucluse

Présentation des vœux UDFO Vaucluse                                        

vendredi 11 janvier 2019 

Chers amis, chers camarades, bonsoir à tous !

Merci une fois de plus pour votre présence à cette traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de l’UDFO Vaucluse dans un contexte économique et de crise sociale majeure particulièrement préoccupant, lié certes au mouvement «  les gilets jaunes », mais pas que, puisque ce sont bien les politiques d’austérité successives qui nous ont conduit dans cette situation et que nous dénonçons à FO depuis longtemps. 

Mais j’y reviendrai ultérieurement dans mon propos, puisque comme chaque année, cette cérémonie est l’occasion de faire un retour en arrière de l’année écoulée et de présenter les enjeux de celle à venir.  

Comme vous le savez, 2018 a été l’année de notre congrès confédéral qui se tenait à Lille du 23 au 27 avril

Au delà des problèmes internes auxquels nous avons été confrontés, et face auxquels nous avons démontrés la capacité de nos instances à fonctionner en toute circonstance, dans ce contexte, ce qu’il faut en retenir avant tout, c’est la feuille route fixée par le congrès au travers de ses résolutions très largement adoptées.

En particulier, la résolution générale, qui prend tout son sens en dénonçant  avec force les dangers et les conséquences du libéralisme économique, des politiques d’austérités et le désengagement de l’Etat.

En dénonçant un modèle économique qui a pour conséquence une société de plus en plus inégalitaire où la pauvreté et la précarité explosent et qui porte des valeurs contraires aux principes fondamentaux de notre République sociale. Un modèle économique où tout ce qui constitue cette République sociale est attaqué avec  la volonté de la détruire et qui ne pouvait que conduire à la crise sociale que nous traversons.

Il n’y a qu’à prendre les « ordonnances travail ». « Ordonnances travail » qui sont dans la continuité de la « loi Travail » du gouvernement précédent, et dont les premières évaluations confirment des reculs importants pour les droits des travailleurs. Elles confortent les critiques et inquiétudes de FO lors de leur adoption, et en particulier l’affaiblissement de la représentation des salariés du fait de la concentration des mandats sur une seule instance, le CSE pour Comité Social et Économique, avec la disparition d’un CHSCT autonome et un nombre restreint de délégués élus.

Le MEDEF  a obtenu ce qu’il voulait, à savoir un moyen de faire des économies sur le nombre des élus et des heures de délégations au détriment des seuls salariés. Tout comme avec le plafonnement des dommages et intérêts, qui a pour conséquence des recours aux prud’hommes en chute libre comme nous l’annoncions.

Même chose en matière d’assurance chômage, pour laquelle le gouvernement impose dans la négociation une lettre de cadrage, qui a pour but de faire des économies et pour conséquence d’aller vers une baisse des droits des demandeurs d’emploi avec la complicité des organisations patronales, et qui nie une fois de plus le rôle des organisations syndicales.

Mais de plus, alors que les négociations sont en cours, et en pleine crise sociale, le gouvernement, dans sa volonté récurrente de stigmatiser les chômeurs, a publié le 30 décembre dernier un décret  d’application durcissant les sanctions à l’encontre des demandeurs d’emploi. Il précarise ainsi et une fois de plus un certain nombre de salariés au chômage, en leur imposant de devoir accepter une offre d’emploi dite « raisonnable » à des conditions salariales bien moindres que dans leur travail précédent.

On le voit bien, alors même que la crise actuelle et le mouvement les « gilets jaunes » en sont le produit, le gouvernement, malgré les annonces du Président de la République du 11 décembre dernier, n’a pas renoncé à poursuivre sa politique d’austérité et de réduction dogmatique de la dépense publique, privilégiant les revenus du capital au détriment du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, de la protection sociale et des services publics. 

C’est ce que nous avons dit au Préfet de Vaucluse le 6 décembre dernier, en insistant sur le fait que ce gouvernement ne laisse aucune place à la négociation et nie le rôle des organisations syndicales, comme je l’ai déjà dit. Ceci dans le but de les affaiblir, comme le démontre les 1ères évaluations sur les ordonnances travail.

Dans ce contexte, s’agissant du grand débat citoyen qui se veut une réponse du gouvernement à la crise dites des « gilets jaunes » et qui s’apparente plus à une stratégie d’évitement, pour ne pas dire d’enfumage, dans ce contexte donc, il convient de rappeler qu’à FO, nous refusons d’être considérés comme un corps intermédiaire qui aurait pour vocation une médiation entre des intérêts contradictoires dépassant le cadre du rapport entre les salariés et les employeurs et pouvoirs publics.

Nous sommes une organisation syndicale de salariés et nous nous exprimons depuis des décennies du point de vue  des intérêts moraux et matériels, économiques et professionnels des salariés. Nous tirons notre légitimité des élections professionnelles, pour lesquelles nous n’avons pas rougir des taux de participation au regard de ceux des élections politiques.

C’est dans ce cadre là, que nous portons de longue date des revendications en particulier en matière de pouvoir d’achat et de revalorisation du SMIC.

Sur ce sujet, les mesures d’urgences économiques et sociales ne sont pas à la hauteur de la crise sociale. Elles ne répondent pas à notre revendication de hausse générale des salaires et des pensions. D’autant que dans le même temps, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’annoncer qu’il n’y aurait pas de coup de pouce au SMIC en 2019, avant même la tenue de la commission nationale de la négociation collective qui devait en débattre.

Cela démontre le peu de considération pour les interlocuteurs sociaux. 

Et cela conforte une fois de plus, ce que nous disons quant au fait que la crise actuelle doit interroger les pouvoirs publics comme les employeurs sur les conséquences de la non écoute des syndicats et du dialogue social impliquant syndicats et organisations d’employeurs.

Mais l’année 2018 ne se résume pas à la crise sociale que nous traversons.

En plus des 1ères élections pour les CSE, où nous avons connus plusieurs bons résultats avec par exemple ceux obtenus par FO chez Sud Est Mobilité pour les transports, chez Azur Distillation dans l’agriculture, chez Very One dans la chimie, chez Carrefour Orange pour la grande distribution ou encore dans l’association Aides aux familles pour l’action sociale, et vous m’excuserez de ne pas les citer tous, l’année 2018 donc,  s’est conclue en décembre par les élections dans les 3 versants de la Fonction Publique.

Et si j’en parle, c’est qu’elles intéressent plus de 5 millions d’électeurs au niveau national et près de 40000 en Vaucluse.

Si au niveau national, FO conserve sa 3ièmeplace, il convient de souligner qu’en Vaucluse, FO conserve sa première place sur le total des 3 fonctions publiques. Dans le détail, FO y est 1ère organisation syndicale dans la FP d’Etat et seconde dans les FP hospitalière et territoriale. 

Je tiens à souligner aussi les très bons résultats obtenus en particulier par les camarades FO de la Police, de l’enseignement 1erdegré, de la Préfecture, sans oublier la belle progression des camarades FO de la santé.

Au delà de ces résultats, c’est l’implication de tous les militants qui doit être saluée et je tenais à le faire ici devant vous tous réunis. 

De la même façon, et c’est inédit, il m’a été demandé de profiter de cette cérémonie des vœux pour remettre à 7 camarades FO de l’agriculture des distinctions, médaille du travail et médaille d’honneur agricole. Ces distinctions, certes destinées à récompenser l’ancienneté professionnelle, sont aussi une façon pour le syndicat FO Agriculture 84 de remercier, en en faisant la demande, le militantisme de camarades dans un secteur où l’engagement syndical n’est pas toujours chose facile et qui occupe une place très importante dans notre département.

J’appelle donc les camarades suivants à me rejoindre à la tribune pour la remise de ces distinctions :

  • Christiane DUVAUCHELLE
  • Jean-Claude FROGER
  • Carine RATZ
  • Nathalie GLEYZE
  • Monique BISCARRAT
  • Hervé PROKSCH

Et puisque nous sommes dans le secteur de l’agriculture, à n’en pas douter, ces camarades sont également très engagés dans la campagne électorale en cours, puisqu’il convient de rappeler que se dérouleront entre le 15 et le 31 janvier les élections dans les chambres d’agriculture.

Elections qui comptent elles aussi pour la mesure de la représentativité, et qui concernent plus de 11 000 salariés en Vaucluse répartis dans 2 collèges.

Le collège 3A qui regroupe les salariés de la production agricole et le collège 3B qui rassemble ceux des groupements professionnels comme les coopératives agricoles, la MSA, le Crédit Agricole ou encore Groupama.

Je profite donc de cette cérémonie pour lancer un appel afin de voter et de faire voter FO, car ces élections nous concernent tous.

Si vous connaissez des salariés concernés par ces élections, faites les voter FO, afin qu’en Vaucluse on passe pour ces élections du rang de 3èmeorganisation en 2014 à celui de 2èmevoir 1èreorganisation cette année.

Vous l’avez compris mes camarades, la force, le poids de notre organisation, sa légitimité, reposent sur le militantisme de tous nos adhérents, sur celles et ceux qui acceptent de s’engager, d’assumer des mandats afin de porter et défendre les valeurs qui sont les nôtres dans l’intérêt de tous les salariés.

Et 2019, nécessitera à n’en pas douter une mobilisation de grande ampleur afin de contrer la poursuite des contres réformes.

Et je pense en particulier à la contre réformes des retraites, véritable détonateur de la destruction de notre modèle social collectif et solidaire, et dont la reprise des concertations a été reportée au 21 janvier, pour un projet de loi qui devrait être déposé fin mai.

Car la question des retraites est à la fois politique, celle de la redistribution des richesses produites, mais aussi un choix de société, celui de la place accordée à la solidarité de façon collective entre les générations.

FO entend donc amplifier ses actions pour défendre ensemble, public et privé, l’avenir des régimes de retraites et des pensions, et s’opposera résolument au projet gouvernemental de régime unique par points, antichambre de la capitalisation et de l’individualisation, puisque c’est de cela qu’il s’agit.

À l’aube de cette nouvelle année, nous devons donc plus que jamais et inlassablement continuer à mobiliser, à informer afin d’être en capacité d’établir le rapport de force efficace indispensable pour contrer le rouleau compresseur du tout libéralisme.

En 2019, nous devons donner tout son sens au mouvement syndical qui tire aussi sa légitimité de ses plus de cents ans d’existence.

Nous devons défendre avec force ce que certains rêvent voir disparaître, en même temps que notre modèle social, un syndicalisme libre et indépendant.

En 2019, nous devrons nous mobiliser pour RÉSISTER, REVENDIQUER, RECONQUÉRIR, maîtres mots de notre dernier congrès confédéral.

Chers amis, sur ces paroles volontairement déterminées, je vous adresse à tous, en mon nom, mais aussi au nom de l’Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Vaucluse, tous mes vœux de santé, de bonheur, mes vœux de réussite dans les actions syndicales que vous entreprendrez, que nous entreprendrons nécessairement.

Vive l’Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Vaucluse

Vive la CGT FORCE OUVRIERE

La Provence 13 janvier 2019

FO première organisation syndicale en Vaucluse sur l'ensemble des 3 fonctions publiques

1èreorganisation syndicale dans la Fonction Publique d’Etat  et 2èmedans les Fonctions Publiques hospitalière et territoriale, Force Ouvrière conserve sa première place sur l’ensemble de la Fonction Publique en Vaucluse. 

Ces élections qui se sont déroulés jusqu’au 6 décembre concernaient quelques 35 000 fonctionnaires en Vaucluse.

Ce résultat traduit le travail accompli par l’ensemble des militants et adhérents sur le département aussi bien dans les établissements hospitaliers que les collectivités territoriales ou les services de l’État en Vaucluse.

Il démontre également le bien-fondé des revendications Force Ouvrière tant en matière de pouvoir d’achat, que de défense des droits des fonctionnaires, d’effectifs  ou encore de maintien des services publics dans les territoires.

Force Ouvrière, qui considère que la crise actuelle et le mouvement des gilets jaunes sont le produit des politiques économiques et sociales privilégiant les revenus du capital au détriment du pouvoir d’achat, de la protection sociale et des services publics, apporte son soutien à tous les syndicats engagés dans les négociations, actions et grèves sur leurs revendications, en particulier en matière d’augmentation générale des salaires.

Avignon, le 17 décembre 2018

UDFO VAUCLUSE

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