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Formation syndicale

Journée de formation pour nos élu(e)s le 22 novembre 2022 à l'UDFO Vaucluse sur la formation professionnelle animée par notre camarade Hervé PROKSCH avec Annabelle Brunetaud du réseau EVA - Conseil en Évolution  professionnelle, Thierry Tourlan de l'association Trans Pro PACA et François Place de Cap Emploi 84.

Cortège FO à Avignon le 5 octobre 2021

Manifestation du 5 octobre 2021

PRISE DE PAROLE UDFO Vaucluse                         

Bonjour à toutes et tous, je m’exprime au nom de l’Union départementale des syndicats Force Ouvrière de Vaucluse. 

Si nous sommes là aujourd’hui, c’est pour dénoncer les atteintes aux libertés individuelles et collectives, mettre un terme aux régressions sociales et porter des revendications. 

En effet, entre état d’urgence sanitaire, loi sécurité globale et « pass sanitaire », qui de fait remet en cause le code du travail et le statut de la fonction publique, c’est bien les libertés qui sont remises en cause et le droit des salariés et les garanties collectives qui sont attaqués.

Nous n’acceptons pas à Force Ouvrière, qu’au nom d’un Pass sanitaire, des salariés puissent être sanctionnés, suspendus, privés de revenus et même licenciés ! 

Dans le même temps, nous refusons que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la mise place des contres réformes et le démantèlement des services publics.

En effet, il est clair, et nous avons déjà eu l’occasion de le dénoncer, qu’ils entendent faire payer aux travailleurs et travailleuses, aux retraité(e)s, aux demandeur(se)s d’emploi, à la jeunesse le coût d’une crise sanitaire, dont ils ne sont en rien responsables.

D’où l’entêtement de ce gouvernement à faire passer en force sa contre-réforme de l’assurance chômage, dont l’unique objectif est de réaliser des économies sur les droits des demandeurs d’emploi. FO en demande l’abandon.

D’où son entêtement à remettre sur le tapis la contre-réforme des retraites, très largement rejetée, qui aurait pour conséquence une diminution considérable des retraites et des pensions. Certains, à l’image de l’ancien 1er ministre, plaident même pour relever l’âge légal de 62 à 67 ans afin de réduire les déficits publics. Ceci alors même que les profits et les dividendes versés aux actionnaires s’envolent… C’est indécent ! 

D’où l’entêtement également de ce gouvernement à poursuivre la destruction des services publics et de leurs statuts, avec notamment la remise en cause de l’école publique et de la liberté pédagogique, le démantèlement des services de la Direction Générale des Finances Publiques, la fermeture de services et de lits dans l’hôpital public, alors qu’ils ont cruellement fait défaut pendant cette crise sanitaire, au détriment des personnels soignants et des patients.

Si le gouvernent n’entend pas confiner sa politique d’austérité, nous n’entendons pas à FO confiner les revendications !

Voilà pourquoi nous devons aussi porter haut et fort ces revendications. 

Alors que nous sommes confrontés à une hausse considérable des prix de consommation courante, en particulier ceux des produits énergétiques, la première des revendications est l’augmentation générale des salaires dans leur ensemble, du SMIC, des pensions et retraites, des minimas sociaux et des bourses d’études.

En cette période, Force Ouvrière l’affirme et le revendique : plus que jamais il convient de rompre avec les politiques de rigueur qui réduisent le service public à une dépense. Il faut au contraire inverser la tendance. Les moyens tant matériels et humains doivent être alloués afin que perdure un véritable service public républicain digne de ce nom. Cela vaut pour l’ensemble des services publics et pour l’hôpital public en particulier, qui est en première ligne de cette crise sanitaire que nous traversons. 

C’est pourquoi ce 5 octobre, Force Ouvrière affirme que :

- plus que jamais l’heure est à la mobilisation pour dire haut et fort que les salariés, retraités, demandeurs d’emploi, étudiants refusent catégoriquement de payer le coût financier d’une crise sanitaire, dont l’ampleur, n’est que la conséquence des politiques libérales d’austérité menées depuis de trop nombreuses années.

- plus que jamais, mes camarades, l’heure est à la construction d’un rapport de force pour la satisfaction de nos revendications.

Banderole de tête à Avignon le 5 octobre 2021
Présentation des voeux 2021 UDFO Vaucluse

Voeux 2021 UDFO Vaucluse

Vœux 2021 de l’UDFO Vaucluse

Une année 2020 entre remise en cause de notre modèle social et pandémie

L’année 2020 qui vient de s’achever aura été particulièrement éprouvante pour les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités et la jeunesse en général, et les attaques contre notre modèle social se sont poursuivies.

En effet, cette année 2020 a été marquée notamment dans le 1er trimestre par la mobilisation contre la réforme des retraites visant à liquider les régimes existants pour instaurer un régime universel par points avec pour conséquence une diminution notable du montant des retraites.

Cette large et durable mobilisation, à laquelle l’UDFO Vaucluse a pleinement contribué par sa détermination et son engagement, a permis à ce jour d’empêcher l’instauration effective de cette contre-réforme.

Ceci malgré le passage en force du gouvernement, qui a décidé le 2 mars 2020 aux termes d’un conseil des ministres extraordinaire au regard de la situation sanitaire de recourir au 49.3 pour mettre un terme au débat sur son projet de loi rejeté par une majorité des citoyens, et ce sans qu’aucune négociation n’ait été réellement organisé sur le devenir des retraites. Cette façon de gouverner à coup de bulldozer, était le plus mauvais signal qui pouvait être donné au monde du travail et aux salariés massivement mobilisés depuis le 5 décembre 2019.

Mais l’année 2020 a également été marquée par les effets dramatiques de la pandémie due à la COVID 19 dans la vie quotidienne et le monde du travail.

Pour l’UDFO Vaucluse, l’irruption d’un virus et la pénurie de moyens susceptibles d’y faire face auront clairement démontré que les politiques économiques libérales associées à la destruction systématique des services publics constituent des facteurs aggravants lorsque surviennent des crises majeures. À ce titre, les restrictions budgétaires et la gestion à flux tendu des hôpitaux qui ont prévalu jusqu’à la veille de la pandémie resteront, pour l’avenir, comme l’exemple le plus frappant des méfaits induits par les politiques d’austérité. Au final, toutes ces « économies » auront coûté bien trop cher aux citoyens en général et aux salariés en particulier.

C’est pourquoi dans ce contexte sanitaire, l’UDFO Vaucluse rappelait dès fin mars qu’il était indispensable de ne pas confiner l’action syndicale. Il était hors de question d’entrer dans le silence d’une union nationale visant à taire les revendications.

Car à l’inquiétude sanitaire des salariés, s’ajoute l’inquiétude sociale. Celle du devenir de l’emploi, du salaire, de notre système de protection sociale.

Et ce n’est pas la prorogation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021 qui est de nature à rassurer. Sans mésestimer la gravité de la situation sanitaire, l’UDFO Vaucluse s’inquiétait le 27 octobre dernier que le recours à l’état d’urgence sanitaire devienne récurrent et se traduise par des restrictions importantes, notamment en matière syndicale en ce sens qu’elles limitent de fait l’exercice régulier du droit de réunion et de manifester, mais également les libertés fondamentales.

La proposition de loi relative à la sécurité globale et le décret du 2 décembre 2020 modifiant les dispositions du code de la sécurité intérieure relative au traitement de données à caractère personnel n’ont fait que confirmer ces inquiétudes et ils doivent être retirés ou abrogés.

Après les contradictions du gouvernement, les errements ou « retards à l’allumage » tant sur la question des masques, que sur l’utilisation des tests ou encore la mise en place de la campagne de vaccination, force est de constater que le gouvernement est plus prompt à imaginer, rédiger et publier des décrets qui restreignent les libertés, qu’à mettre en place les outils pour lutter contre la pandémie.

2021 : Tirer les leçons de 2020 et combattre la régression sociale

En 2021, dans le contexte d’incertitude, tant sur le plan sanitaire que social, l’urgence est à l’arrêt et au retrait de tous les projets de réforme visant à amoindrir les droits des salariés et à démanteler les services publics avec notamment la loi de transformation de la Fonction Publique.

La crise économique induite par la crise sanitaire ne pourra que conforter Force Ouvrière dans le bien fondé de ses revendications. Exiger l’abandon définitif de la réforme de retraite par points tout comme celle de l’assurance chômage restera plus que jamais un combat d’actualité puisque, derrière ces réformes, se cache une baisse globale du revenu des retraités et des chômeurs. FO maintiendra également son exigence de revalorisation des salaires, des minimas sociaux et des pensions 

S’il est une leçon à tirer de cette pandémie, c’est que la maîtrise des coûts ne doit pas se substituer à la qualité des soins. Pour FO, la solution se trouve donc d’abord dans la réponse aux revendications des personnels hospitaliers, dans la dotation de véritables moyens aux services de santé et dans l’abandon du plan « ma santé 2022 », ainsi que dans le rétablissement des CHSCT supprimés dans le secteur privé par les ordonnances Macron et que la loi de transformation de la Fonction publique prévoit également de faire disparaître.

S’agissant du plan de relance qui a sa déclinaison en Vaucluse avec la mise en place du Comité Départemental France Relance 84, FO constate et conteste que l’ensemble des aides, les baisses d’impôts et exonérations de cotisations, ne soient pas conditionnées au non-licenciement. Les exemples ne manquent pas, où les pouvoirs publics sont démunis lorsqu’une entreprise décide de fermer après avoir perçue des millions d’euros d’aide publique. Il est indispensable que des dispositifs de contrôle et de sanction soient prévus contre les opérations de captation des aides publiques à des fins d’optimisation fiscale ou de rémunération des actionnaires.

Face aux velléités de certains ministres d’accélérer les réformes pour financer le coût de cette crise sanitaire, face à l’annonce du patron du MEDEF d’« augmenter les trimestres de cotisations »  pour une retraite à taux plein « pour rembourser une partie des déficits », face à la volonté de revenir au monde d’avant, le gouvernement doit prendre conscience que les salariés n’accepteront pas de payer les conséquences de politiques économiques qui ont amplifié les effets de cette crise.

À FO, nous ne resterons pas l’arme aux pieds, spectateurs des plans de suppressions d’emplois et de licenciements et de destruction de notre système de protection sociale.

C’est pourquoi, l’UDFO Vaucluse, tout en adressant pour 2021 ses vœux de santé, de bonheur, de réussite de nos syndicats dans les élections professionnelles et dans les combats que nous devrons mener, appelle pour cela tous ses syndicats, ses militants, ses adhérents à être prêt à agir pour établir le rapport de force nécessaire. 

Avignon, le 8 janvier 2021

UDFO VAUCLUSE

20 avenue Monclar BP 80010

84004 AVIGNON Cedex 1

Nous contacter :

Tél. 04.90.14.16.30

FAX 04.90.14.16.39

Mail : udfo84@force-ouvriere.fr

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