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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 27/08/2020

Pour FO, revendiquer est plus que jamais d’actualité et nécessaire !

Pas plus qu’au mois de mars, et malgré un climat anxiogène savamment entretenu, l’UDFO Vaucluse n’entrera dans le silence d’une sorte d’union nationale visant à taire les revendications.

Après les discours martiaux du Président de la République, l’heure est à la culpabilisation, celle de la jeunesse en particulier, et à la volonté de diviser la population.

La question du port du masque, telle qu’elle est présentée, est symptomatique de cette volonté d’entretenir délibérément un climat anxiogène propice aux divisions. Ceci alors même que le masque était considéré comme inutile par les mêmes décideurs au printemps dernier, mais pour des raisons toutes autres, à savoir l’incapacité à en fournir.

Certes, aujourd’hui, l’inquiétude des salariés est sanitaire. À ce titre la COVID 19 doit être reconnue comme maladie professionnelle pour tous les salariés exposés dans le cadre de leur travail.

Mais cette inquiétude est aussi sociale. C’est celle du devenir de l’emploi, du salaire, de notre système de protection sociale. C’est celle du chantage à l’emploi couplé à celui au salaire qui est d’autant moins acceptable qu’à l’évidence la situation sert d’aubaine ou d’accélérateur à des restructurations ou opérations financières qui profitent aux actionnaires au détriment des salariés.

Voilà pourquoi nous réaffirmons qu’un plan de relance pour l’emploi, suite à cette crise qui est désormais économique et sociale, doit s’appuyer sur la préservation et l’augmentation du pouvoir d’achat, l’augmentation des salaires, du Smic, de l’indice de la Fonction publique, des retraites, et le respect des garanties collectives, du Code du travail et des Statuts.

Les salariés n’accepteront pas payer les conséquences de politiques économiques qui nous ont conduits dans cette situation, et les contre-réformes, notamment celles des retraites et de l’assurance chômage, symboles de ces politiques libérales, doivent être définitivement retirées. 

À FO nous ne resterons pas l’arme au pied, spectateurs des plans de suppressions d’emplois et de licenciements et de la destruction de notre système de protection sociale. 

C’est pourquoi l’Union Départementale FO de Vaucluse appelle tous ses syndicats à établir le cahier de revendications et à agir pour construire le rapport de force pour le faire aboutir.

Avignon, le 27 août 2020

Mobilisation avec les personnels de santé le 16 juin à Avignon

Prise de parole de Christophe Del Rey pour Force Ouvrière
à la fin de la manifestation des personnels de santé du 16 juin à Avignon

 

Camarades, personnels de santé, usagers de la santé, depuis de trop nombreuses années déjà FORCE OUVRIERE tire le signal d'alarme sur la destruction du service de soins.

Depuis de trop nombreuses années, nous dénonçons mobilisation après mobilisation, que ce système ne tient plus que par la motivation des professionnels sous-payés et maltraités dans I 'exercice de leur fonction...

Nous n'avons eu comme seule réponse de ces gouvernements successifs le silence voire le mépris.

Et puis un jour arrive la pandémie… La Covid 19, et, là, les paroles se mettent à pleuvoir, les méprisés deviennent des HEROS, les services publics de santé deviennent des piliers de la République.

On redécouvre qu'il y a des EHPAD, même qu'il y a des personnels dedans, on redécouvre que les hospitaliers font face aux risques tous les jours, qu'ils ont besoin de matériel pour se protéger et protéger leurs patients, on va même jusqu'à redécouvrir que le service public de santé a été saccagé depuis des années.

La France entière, à commencer par le Président de la République, reconnait du bout des lèvres, que le service public de santé est primordial dans notre société républicaine...

Il a même ordonné la tenue du SEGUR de la santé, pour diagnostiquer et répondre aux MAUX du système de soins...

Mes camarades, voilà pour les paroles...

Maintenant les actes. . . alors là, quelle mascarade et quel mépris !!!

Acte 1, une prime, d'un montant différent en fonction du type d'établissement, différent en fonction du lieu de l'établissement, différent en fonction du service dans un établissement, différent en fonction des agents à l'intérieur d'un même établissement, certains feront le comparatif avec une prime au mérite, d'autres avec une prime de feu, nous laissons chacun juge mais nous rappellerons ici que nos revendications ne sont pas des primes mais une augmentation de salaires pour tous les agents des services de santé...

Acte 2 à la première réunion du SEGUR, alors que 16 personnels des services de santé ont péri, alors que des milliers d'entre nous ont été contaminés par la Covid-19, les flatteurs de HEROS n'ont rien trouvé de mieux à faire que de commencer par mettre à l'ordre du jour la fusion des CHSCT, seule instance qui au pouvoir pénal garantit la sécurité des personnels...

Quelle honte, et quel mépris mes camarades...

Aujourd'hui, personnels des hôpitaux, personnels des EHPAD, personnels des établissements sociaux sommes tous ensemble ;  aujourd'hui, il n'est pas 20 h, mais notre balcon c'est la rue...

Nous sommes ici tous présents pour leur dire que nous ne sommes pas dupes de leurs effets d'annonce et de leur infâme communication,

Nous sommes ici présents pour leur dire STOP !

Nous sommes ici tous présents pour leur rappeler qu'ils sont responsables de la destruction des services de santé,

Nous sommes ici tous présents pour leur rappeler nos revendications

Un service public de santé aux citoyens digne de ses missions par :

Une revalorisation générale des salaires de toutes les catégories de personnels, au moins équivalente au premier niveau des pays européens.

Un plan massif de recrutement et de titularisation pour répondre à nos missions de service public.

Un renforcement financier des établissements leur permettant d'assurer la mission de service public de santé par la suppression des crédits limitatifs de I 'ONDAM.

L'arrêt immédiat de toutes les fermetures d'établissement, de services, de structures et de lits.

La réouverture des établissements fermés pour répondre aux besoins sanitaires et la garantie de la proximité ainsi que l'accès aux soins sur tout le territoire.

L'arrêt de la maltraitance de nos ainés, institutionnalisée par la contrainte budgétaire.

Aujourd'hui, tous les personnels des établissements de santé de Vaucluse, du plus grand hôpital au et plus petit EHPAD sont dans la rue pour que les paroles se transforment en actes et les actes ne peuvent être autre chose qu'une réponse positive à nos revendications ! ! !

Qu'on se le dise et surtout qu'ils se le disent, nous ne sommes pas des HEROS, juste des agents des services publics de santé qui exigent aujourd'hui comme hier et comme demain d'être reconnus comme des professionnels et pouvoir exercer leurs missions pour les citoyens dans des conditions dignes.

Et pour finir Monsieur le Président, pour FORCE OUVRIERE, les personnels et les citoyens continueront à défiler autant que nécessaire mais pas le 14 juillet, ni pour une médaille de la honte...

Aussi, FORCE OUVRIERE, PLUS QUE JAMAIS, VOUS RAPPELLE QUE LES REVENDICATION DES PERSONNELS ET DES USAGERS NE SERONT JAMAIS confinées tant que les services publics de santé seront asphyxiés.

Merci à tous.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’UD FO Vaucluse soutient les personnels de santé mobilisés le 16 juin 2020

 L’Union Départementale des syndicats FO de Vaucluse apporte son soutien entier aux syndicats FO des personnels de santé du Vaucluse mobilisés pour porter des revendications pleinement légitimes, plus encore après le pic de la crise sanitaire que nous traversons. 

Après le temps des louanges, il est plus que temps d’entendre et de donner satisfaction à ces revendications qui portent tant sur l’augmentation des salaires que sur l’arrêt des suppressions de lits et les créations de postes indispensables à la préservation et au renforcement du service public hospitalier.

De plus, l’UDFO Vaucluse comprend la juste colère des personnels de santé quant au traitement inégalitaire portant sur le versement de la prime exceptionnelle, alors qu’il est clair que tous ont été soumis à des contraintes, à une charge de travail accru et au stress du fait de la crise sanitaire. Ce qui doit conduire à l’attribution de la prime à tous.

C’est pourquoi l’UDFO Vaucluse appelle l’ensemble des salariés et retraités à soutenir cette mobilisation.

Un rassemblement est organisé le mardi 16 mars à 10h30 devant l’Agence Régionale de Santé située à la cité administrative cours Jean Jaurès à Avignon.

 Avignon, le 11 juin 2020

Communiqué de presse UDFO84 du 20/04/2020

 CRISE SANITAIRE LIÉE AU COVID19

La santé avant l’économie et la finance

 

Face à la crise sanitaire liée au COVID19, pour l’Union Départementale FO de Vaucluse la priorité reste la santé de la population et, parmi elle, les salariés. 

Et pourtant, après plus d’un mois de confinement, elle constate qu’aujourd’hui encore nombre de salariés du Vaucluse sont confrontés à des insuffisances en matière de protection sanitaire, la conduisant à intervenir auprès des services de l’État. 

Plus encore dans ce contexte, pour l’UDFO Vaucluse, la reprise d’activité, réclamée à cor et à cri par le patronat au nom de de la sacro-sainte économie, ne saurait se faire sans garanties absolues et non négociables en matière de santé des salariés.

Ce qui met en évidence, encore à ce jour, le problème de la mise à disposition en quantité suffisante des fournitures homologuées indispensables (masques, gels hydro alcooliques…) ainsi que celui du dépistage systématique.

C’est pourquoi, après l’annonce du Président de la République d’une réouverture des écoles, collèges et lycées, le 11 mai, qui concerne en Vaucluse 110 000 élèves et près de 10 000 personnels enseignants, administratifs, de santé et de direction, l’UDFO Vaucluse pose solennellement les questions suivantes, afin d’éviter une 2ème vague de contagion dont les écoles pourraient devenir un vecteur :

Le Vaucluse disposera t-il des équipements et dispositifs sanitaires indispensables à une ouverture des écoles dans des conditions optimums de sécurité le 11 mai ?

Un dépistage généralisé préalable des personnels et des élèves est-il prévu ? 

D’autre part, s’agissant des remerciements répétés envers les personnels de santé, les fonctionnaires et autres salariés qui assument les services et besoins essentiels, l’UDFO Vaucluse dénonce un double langage : En effet beaucoup de compliments pour que rien ne change, les revendications exprimées avant l’épidémie par les soignants en particulier (création de postes et de lits, augmentations salariales) continuant à être soigneusement ignorées par les pouvoirs publics. Tandis qu’au prétexte de l’état d’urgence sanitaire, une ordonnance, en date du 15 avril 2020, soit 2 jours après la dernière allocution du Président de la République, fait perdre aux fonctionnaires jusqu’à 10 jours de congés ou RTT.

L’UDFO Vaucluse tient à nouveau à souligner que ni les salariés du public, ni ceux du privé, ni les retraités n’ont à payer les conséquences d’une crise sanitaire qu’ils subissent de plein fouet, et dont la gravité et l’ampleur résultent d’années de politiques d’austérité*. 

Enfin, il convient de répéter que le moment venu, les responsabilités devront être assumées tant en matière de destruction de l’hôpital public et des services publics en général que de gestion hasardeuse de la crise et des conséquences dramatiques aggravées qui en résultent.

Avignon, le 20 avril 2020

* Pour mémoire : 507 996 lits d’hôpital en 1997 et 395 693 lits en 2018, 95 services d’urgences publics ou privés non lucratifs fermés entre 1996 et 2016.

Communiqué de presse UDFO84 du 31/03/2020

CRISE SANITAIRE LIÉE AU COVID19

L’UDFO Vaucluse ne rentrera pas dans le silence d’une union nationale d’urgence visant à taire les revendications 

 

Face au développement de la crise sanitaire actuelle, l’Union Départementale FO de Vaucluse considère que tout doit être mis en œuvre pour protéger la santé de la population et, parmi elle, les salariés.

Elle ne se contente pas des discours martiaux du Présidents de la République qui ne tarit pas d’éloges sur les salariés qui assument les services et besoins essentiels et sur les personnels soignants en particulier.

Il était temps qu’il se rende compte de leurs conditions de travail, alors même que ces derniers sont mobilisés depuis des mois pour dénoncer ces mêmes conditions de travail.

Mais en même temps, il prépare l’après, et tente de faire oublier ses propres responsabilités et celle de son gouvernement dans la situation dramatique que nous traversons en particulier dans le secteur hospitalier.

D’une part, en préparant d’ores et déjà les esprits à l’effort que devraient fournir, selon lui, les salariés une fois la crise sanitaire passée… comme s’ils y avaient une part de responsabilité ! Cela passe par l’appel à l’union nationale qui vise à taire les revendications en rendant solubles les syndicats dans une espèce d’union sacrée de triste mémoire.

D’autre part, l’opération résilience est symptomatique de leur tentative de faire oublier les responsabilités de ce gouvernement dans le drame que nous traversons.

Qui a mis à genou l’hôpital public au nom de la rentabilité ? 

Qui a imposé des plans de retour à l’équilibre synonymes de suppressions d’emplois, de lits et d’investissements nécessaires ?  100 000 lits supprimés en 20 ans !

Les mots ont un sens. La résilience, c’est la capacité à rebondir. Et ils cherchent à rebondir, craignant à juste titre qu’il leur soit demandé des comptes. Mais nous ne sommes pas dupes.

 

Nous ne tairons pas nos revendications !

Et pour commencer, nous exigeons encore et toujours les moyens nécessaires à assurer la sécurité et préserver la santé de tous les salariés. Responsabiliser les citoyens en période de confinement ne doit pas exonérer le gouvernement employeur et les entreprises de leur propre responsabilité en matière de sécurité des salariés. Bien trop souvent encore, on ne peut que constater le manque de masques, gants, gels hydroalcooliques ou autres moyens indispensables, alors qu’il semble que nous nous approchions du pic de l’épidémie.

De plus, nous refusons que la crise actuelle serve de prétexte une fois de plus, dans la logique des lois travail, à la remise en cause des droits de ces mêmes salariés, comme cela est fait dès à présent au travers de la loi d’état d’urgence sanitaire et ses ordonnances. 

Enfin, la situation actuelle démontre à quel point l’exigence de retrait de la loi instituant une retraite universelle par point est plus que jamais d’actualité. 
Qu’en serait-il de la valeur du point fixant le montant des retraites dans la limite de 13,8 % du PIB, quand le gouvernement indique que la crise sanitaire fera baisser le PIB d’au moins 6 points ?

 

Nous n’oublierons pas !

Le moment venu, les responsabilités devront être assumées tant en matière de destruction de l’hôpital public que des services publics en général et des conséquences dramatiques qui en ont résulté.

Les moyens, tant humains que matériels, doivent être donnés aux services publics et celui de la Santé en particulier afin de pouvoir répondre, en toutes circonstances, aux besoins de la population. 

La reconnaissance verbale maintes fois exprimée envers telle ou telle catégorie de salariés, devra se traduire par des actes concrets, notamment en matière d’augmentation de salaire, et non pas par la poursuite des politiques d’austérité et la remise en cause de notre protection sociale.

Enfin, cette crise signe la condamnation sans appel des politiques économiques qui ont conduit la 6ème puissance économique mondiale à ne pas être en mesure de produire de l’oxygène médical, des respirateurs, des tests, des masques, des gants, des blouses, et des médicaments à hauteur des besoins pour faire face à l’épidémie, cela en raison du délabrement industriel résultant de délocalisations uniquement organisées pour améliorer les dividendes des actionnaires.

Avignon, le 31 mars 2020 

 

 

 

 

 

 

UDFO VAUCLUSE 20 avenue Monclar BP 80010 84004 AVIGNON Cedex 1 / Nous contacter : Tél. 04.90.14.16.30

49.3 / Rassemblement du 3 mars 2020

Allocution FO au nom de de l'intersyndicale

Bonsoir à toutes et tous,

Aux termes d’un conseil des ministres extraordinaire au regard de la situation sanitaire, le premier ministre a donc décidé de recourir au 49.3 pour mettre un terme au débat sur son projet de loi instaurant une retraite dite universelle par points rejeté par une majorité de citoyens, et ce alors qu’aucune négociation n’a réellement été organisée sur le devenir des retraites. 

Cette nouvelle manœuvre, après la désinformation instituée en règle, le mensonge pour justification, prouve, une nouvelle fois que le dogme et les intérêts de la finance l’emportent sur la raison. 

Ce passage en force, pour ne pas dire au bulldozer est inacceptable et démontre que le gouvernement est de plus en plus isolé.

C’est le plus mauvais signal qui pouvait être donné au monde du travail et aux salariés massivement mobilisés depuis le 5 décembre.

Et la seule réponse qui s’impose est de poursuivre la mobilisation comme nous le faisons ce soir et dans les prochains jours !

Que le gouvernement ne s’imagine pas, qu’en voulant imposer par la force un projet de loi qu’il n’a su expliquer et sur lequel il a été dans l’incapacité de convaincre, cela fera disparaître notre détermination à combattre l’inacceptable et la régression sociale instaurée en principe.  

Les salariés ont bien compris qu’ils en seront tous les grands perdants !

Ils ont bien compris que la finance en sera la grande gagnante !

C’est notre modèle social dans son ensemble qu’ils veulent voir disparaître.

La violence dont fait la preuve ce gouvernement, son mépris tant vis-à-vis du parlement, que des organisations syndicales ou des salariés qui se mobilisent depuis 3 mois, doivent être un nouveau point d’appui pour renforcer encore la mobilisation jusqu’au retrait pur et simple de ce projet de retraite par points.

Plus que jamais, nous exigeons le retrait pur et simple de cette contre-réforme !

Allocution FO / 20 février 2020

Bonjour à toutes et tous,

Le projet de loi liquidant tous les régimes de retraite existants pour instaurer un régime universel par points est donc désormais en discussion à l’assemblée nationale. Force Ouvrière dénonce la présentation faussée qu’en fait le gouvernement devant les députés à l’ouverture des débats.

Dans le même temps, Force Ouvrière n’est pas dupe de l’opération menée dans le cadre de la conférence de financement qui ne peut que conduire dans une impasse, permettant de justifier l’âge pivot, à 65 ans pour commencer.

FO ne se laissera pas enfermer dans ce piège et en sortira le moment opportun. 

Que ce soient les différentes institutions et caisses de sécurité sociale, le Conseil d’État, le Conseil supérieur de la fonction militaire ou encore les experts de tous bord et de toute tendances, tous émettent des avis négatifs et très critiques sur les textes en discussion et confortent nos analyses et notre exigence de retrait avec le soutien d’une large majorité de la population.

Chaque jour des actions et initiatives sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme et la détermination à en obtenir le retrait sont intacts et se propagent de manière inéluctable. Et ce, au-delà même des salariés et des fonctionnaires qui refusent la destruction du régime général, de l’AGIRC-ARCO et du Code des pensions civiles et militaires.

Et pourtant le gouvernement s’entête !

Il est sourd à la contestation massive de la grande majorité de la population.

Il est dans l’incapacité à éclaircir les innombrables points obscurs du projet.

Les fausses études d’impact et les 29 ordonnances auxquelles le projet de loi renvoie sont autant d’éléments qui masquent la réalité de cette contre-réforme. C’est une véritable tentative de passage en force, pour ne pas dire un déni de démocratie, instaurant l’insécurité sociale brisant le pacte social.

En effet, nos régimes de retraites sont une composante majeure de notre contrat social. Ils sont le résultat de nos luttes passées et nous n’accepterons jamais la régression que le gouvernement veut imposer au compte de la Finance.

C’est pourquoi nous sommes toujours là, mobilisés.

Si le gouvernement persiste à vouloir passer en force, qu’il ne s’imagine pas que   cela fera disparaître notre revendication de retrait de la retraite à points. 

Qui sème le vent, récolte la tempête. A bon entendeur, salut !

Allocution FO / Manifestation du 9 janvier. 2020

Bonjour à tous,

Je tiens à commencer en saluant une nouvelle fois la mobilisation exemplaire de nos camarades cheminots et en détournant pour cela une phrase d’un ancien Président de la République :

« Désormais quand il y a une trêve en France, personne ne s’en aperçoit » !

Dans l’action depuis le 5 décembre pour obtenir le retrait pur et simple du projet de retraite par points, notre détermination reste sans faille. La mobilisation de ce jour le démontre, et il convient plus que jamais de tout mettre en œuvre pour l’amplifier plus encore pour gagner dans le combat que nous menons.

Ce combat nous le menons, car nous avons bien compris que le projet de retraite MACRON/BERGER, dit universel par points, a pour but de réduire la dépense publique en diminuant de façon considérable le niveau des pensions, de nous faire travailler plus longtemps et d’offrir à la finance le marché colossal des retraites complémentaires par capitalisation pour celles et ceux qui pourront y accéder. 

À ce sujet, on mesure de jours en jours, à quel point la notion de conflit d’intérêts ne se limite pas au seul cas de l’ex ministre rapporteur Delevoye. Elle peut s’appliquer également au Président de la République tellement proche du milieu de la finance. Il est symptomatique de constater, qu’en plein conflit majeur contre un projet de retraite rejeté par une majorité de salariés, le Président MACRON réaffirme sa volonté de l’imposer lors de la cérémonie des vœux, et que quasi simultanément le 1er ministre élève au rang d’officier de la légion d’honneur un certain François CIRELLI. François CIRELLI, patron de BlackRock, très puissante société spécialisée dans la gestion d’actifs, qui fait la promotion de l’épargne financière et qui est soupçonnée de lobbying pour qu’on développe en France les produits de retraite par capitalisation.

Raison de plus dans ce contexte, de ne pas être dupe des éléments de langage, faux arguments et même mensonges servis par les membres gouvernement et certains médias aux ordres, sur l’équité, la pérennité du système ou encore sur la valeur du point. Il est clair, qu’un système unique par points ne favoriserait en rien les salariés aux carrières hachées ou les femmes. De même, qu’il est évident, qu’une retraite à points accroitrait la pauvreté des futurs retraités et personnes âgées… mes camarades, l’exemple allemand est éloquent à ce sujet.

Nous ne sommes pas plus abusés du jeu de dupes entre le premier ministre, Édouard PHILIPPE et Laurent BERGER pour la CFDT avec la tarte à la crème d’une pseudo conférence consacrée au financement du système de retraite, ou encore l’affichage de discussions sur l’âge pivot ou la pénibilité destinées à nous faire avaler le projet de régime unique par points.

Chers camarades…

Parce que le projet de retraite MACRON/BERGER concerne autant les salariés du privé que les régimes spéciaux et les fonctionnaires…

Parce que le gouvernement, en voulant imposer un régime unique, veut aussi supprimer le régime général et l’AGIRC-ARRCO, pillant les 70 milliards d’euros de réserves constituées par les salariés eux-même pour les placer sur les marchés financiers…

Parce que le gouvernement veut instaurer la retraite pour les morts avec des départs en retraites bien au-delà de 64 ans…

Parce que c’est une attaque contre notre modèle social où tous les salariés seraient perdants…

Parce que cet entêtement du Président de la République à vouloir imposer cette contre-réforme des retraites constitue une faute historique 

Et parce que les prochains jours seront cruciaux… mes camarades, continuons le combat par la grève partout, par le blocage de l’économie s’il le faut, et ce jusqu'au retrait pur et simple de ce projet funeste !

 

Allocution FO / Manifestation du 5 décembre 2019

Bonjour à toutes et tous,

Nous sommes réunis très nombreux aujourd’hui à Avignon, comme partout en France, sans ambiguïté pour faire barrage au projet de réforme de retraite dite universelle par points, en revendiquer et obtenir son retrait.

Un projet de réforme systémique que le gouvernement a bien du mal à vendre et que nous avons à FO condamné dès le départ. Ceci car nous savons, ainsi qu’une grande majorité de salariés, que le principal objectif du gouvernement est de diminuer le coût des retraites et par voie de conséquence de repousser l’âge de départ en retraite et de réduire de façon considérable le niveau des pensions.

Monsieur Darmanin, ministre des comptes publics ne s’en cache pas en mai 2019, quand il dit devant le Sénat, en rappelant le cadre des réformes qui visent à baisser la dépense publique, que je cite : « 14 points de PIB consacrés aux retraites c’est une question de dépense publique ».

Leur objectif est donc très clair, diminuer le coût des retraites, et adapter une fois de plus la protection sociale dans son ensemble aux seuls aléas économiques.

C’est aussi offrir à la finance la perspective d’un marché financier astronomique, celui des retraites complémentaires par capitalisation, pour celles et ceux qui en auront les moyens, conduisant à la destruction progressive du système de retraite actuel basé sur la solidarité.

Dans ce dispositif, personne ne serait épargné ! Je dis bien :  personne !

Futurs entrants dans la vie active, salariés en activité, proches retraités et retraités actuels… En effet, qui peut croire un seul instant, qu’une fois un tel système mis en place, il pourrait cohabiter avec le système actuel ?

Il suffirait alors de convertir les retraites actuelles en points pour les soumettre à ces mêmes contraintes économiques.

Dès lors, le gouvernement nous ment, quand il prétend renforcer l’équité du système. En effet, les femmes en particulier qui sont plus souvent confrontées aux carrières interrompues et au bas salaires en seraient particulièrement victimes, puisque ne pouvant acheter des points durant les périodes inactives.

La seule équité que vise le gouvernement, c’est le nivellement vers le bas.

Mais il nous ment également et tente de nous manipuler, quand il évoque à dessein et en faisant des amalgames le déficit de certains régimes spéciaux et quand il instrumentalise le dernier rapport du Comité d’Orientation des Retraites.

Il nous ment tout autant et essaie d’opposer et de diviser, quand il prétend que celles et ceux qui manifestent ne cherchent qu’à sauvegarder leurs soi-disant privilèges. Les privilèges sont ailleurs que dans le montant des retraites versées à telle ou telle catégorie de retraités…

Et les dernières annonces du gouvernement, clause du grand père ou report de la réforme, ne sont que des écrans de fumée visant à diviser la population et les générations et à entraver une mobilisation qu’il craint par-dessus tout.

Mais nous ne sommes pas dupes ! En effet, alors que ce sont les jeunes qui subiraient les plus les effets de cette contre-réforme avec le calcul sur la totalité de leur carrière, et en seraient donc particulièrement victimes, pensez-vous un instant, que par égoïsme de génération, nous pourrions sacrifier la jeunesse en validant un système de retraites par points qui ne s’appliquerait qu’à nos enfants ?

Mes camarades, il faut bien comprendre, que cette contre-réforme est une remise en cause sans précédent de nos retraites, qui ne devrait trouver grâce aux yeux d’aucune organisation syndicale digne de ce nom…

… sauf à être les complices des fossoyeurs de notre modèle social.

Avec un tel système, les gouvernements auraient totalement la main sur tous les curseurs fixant et le niveau des retraites et la durée de cotisation. 

Le rapport du Haut-Commissaire est de ce point de vue explicite, je cite : « le cadre du pilotage sera fixé par les lois financières proposées par le Gouvernement et adoptées par le Parlement ».

François Fillon, alors candidat à la présidentielle ne disait pas autre chose, quand en mars 2016 il avouait devant le MEDEF, je cite « le système par points, en réalité, ça permet une chose qu’aucun homme politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année la valeur du point et donc de diminuer le niveau des pensions ». On ne peut être plus explicite…

Avec un tel système, il n’y a donc aucune garantie. C’est l’incertitude permanente, le niveau des pensions demeurant inconnu jusqu’au moment de liquider sa retraite et même après.

Et si le montant de la pension ne suffit pas pour vivre décemment, il faudra dès lors continuer à travailler… à condition bien sûr d’être encore en emploi !

Voilà pourquoi, nous demandons le retrait pur et simple d’un tel projet mortifère pour notre système de retraite, mais au-delà pour l’ensemble de notre système de protection sociale.

Voilà pourquoi nous invitons les syndicats, et tous les salariés à mettre en débat la question de la reconduction de la grève afin de s’inscrire résolument dans la poursuite de la mobilisation par la grève après le 5 décembre et dès le 6 décembre.

Voilà pourquoi nous les invitons à s’organiser et à participer aux actions décidées au plan local, afin que salariés, demandeurs d’emploi, étudiants, retraités, nous rejoignent toujours plus nombreux pour construire le rapport de force qui nous fera gagner dans ce bras de fer contre un gouvernement qui ne connait que le rapport de force.

Oui, nous pouvons imposer par notre mobilisation déterminée le RETRAIT du projet Macron Delevoye !

Communiqué de presse

Réforme des retraites :

FO dit non à la retraite par points !

Réunie en Commission Exécutive le 4 octobre 2019, l’Union Départementale des syndicats FO de Vaucluse rappelle que le système « unique » par points, n’est pas l’égalité affichée, mais la destruction de notre système de retraite avec un nivellement par le bas par la disparition des différents régimes de retraite.

Elle rappelle que personne ne serait épargné, et que l’objectif de cette contre réforme est de baisser le coût des retraites, donc le montant des pensions, et de les adapter aux aléas économiques.

C’est pourquoi la Commission Exécutive de l’UDFO 84 rejette catégoriquement le projet de réforme du gouvernement de régime unique par points et demande le maintien de l’ensemble des régimes existants.

Comme cela a été rappelé lors de notre dernier Comité Confédéral National, « FO est prête à aller à la grève. FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye ».

Pour cela et dès à présent, l’Union Départementale Force Ouvrière de Vaucluse entend d’une part informer le plus largement possible salariés et retraités et d’autre part œuvrer dans le département à l’unité d’action syndicale la plus large pour préparer la grève. 

Avignon, le 4 octobre 2019

 

Contact :

Jean-Luc BONNAL 

Secréraire Général UDFO Vaucluse

Tél. 06.15.04.51.14

UDFO VAUCLUSE

20 avenue Monclar BP 80010

84004 AVIGNON Cedex 1

Nous contacter :

Tél. 04.90.14.16.30

FAX 04.90.14.16.39

Mail : udfo84@force-ouvriere.fr