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journée d'action du 28 juin 2018

PRISE DE PAROLE UDFO Vaucluse

 Chers camarades, nous voici aujourd’hui rassemblés afin de construire l’action interprofessionnelle indispensable pour contrer les attaques tout azimut contre notre modèle social, fragilisant plus encore salariés, retraité, demandeurs d’emploi et l’ensemble des services publics

 Nous voici rassemblés ici, sur le parvis de la gare SNCF pour apporter une nouvelle fois notre soutien aux cheminots en lutte depuis 3 mois contre un pacte ferroviaire de destruction du service public ferroviaire et de leur statut conquis par la lutte syndicale.

Ce combat est exemplaire par la détermination de celles et ceux qui le mènent, et il révélateur de la politique de ce gouvernement qui vise à la destruction de notre république sociale.

 Ce pacte ferroviaire est de plus symptomatique de la méthode de ce gouvernement qui prétend négocier, alors qu’il ne laisse aucune marge de manœuvre à la négociation, méprisant ainsi les organisations syndicales dans une volonté délibérée d’en faire les auxiliaires des contre-réformes, ou de les détruire purement et simplement comme tout ce qui peut constituer un obstacle aux régressions sociales.

 Mes camarades, hier le code du travail au travers de la loi Travail et des ordonnances, aujourd’hui le service public ferroviaire et le statut des cheminots sans oublier le blocage des salaires, demain le statut des fonctionnaires et les services publics, après demain les régimes de retraites par répartition et l’assurance maladie… c’est tout ce qui protège les salariés tout au long de leur vie qui est attaqué.

 L’objectif, voulu par la commission européenne, étant de réduire le coût du travail avec pour conséquence, toujours plus de précarité pour les salariés, toujours plus de pauvreté et des inégalités croissantes.

 C’est pourquoi le combat depuis 3 mois des cheminots est pleinement légitimes, de mêmes que celui des fonctionnaires qui se sont mobilisés les 22 mars et 22 mai, ou encore celui engagés par nombre de salariés dans nombres entreprises pour réclamés des augmentations de salaires.

 Avec eux, Force Ouvrière ne peut pas laisser faire !

Comment peut on croire en une reprise économique qui ne s’accompagne ni d’une baisse significative du chômage, ni de hausses de salaires ?

Comment accepter que les cheminots ou les fonctionnaires soient stigmatisés et désignés comme responsables des déficits et ainsi mieux détruire leurs statuts?

Comment accepter que le président de la République appelle les pauvres, qui perçoivent « un pognon dingue au travers des minimas sociaux », à se responsabiliser, alors que dans le même temps certains « grands patrons » s’octroient des rémunérations exorbitantes?

Commet admettre qu’on veuille à se point détruire la Fonction Publique, alors qu’il est démontrer qu’elle apporte aux citoyens une réponse à des besoins essentiels dans les conditions de neutralité et de continuité indispensable à la préservation de l’intérêt général ?

Comment accepter une remise en cause de notre système de retraite, dont le seul but non avoué est de servir sur un plateau à la finance les retraites par capitalisation et les masses financières qui vont avec ?

 C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui mes camarades.

Avec les salariés du public, avec ceux du privé et les retraités qui sont présents également aujourd’hui, nous disons : la régression sociale, ça suffit !

 Pour Force Ouvrière, il y a donc urgence à établir le rapport de forceet à tout mettre en oeuvre pour arrêter ce rouleau compresseur  libéral qui écrase l’ensemble de notre modèle social. 

Pour Force Ouvrière, il est donc indispensable d’accentuer la pression par une large information des salariés dans les entreprises, dans les administrations afin de préparer la grève interprofessionnelle à la rentrée, dans l’unité la plus large possible car nous sommes tous dans la même galère.

Mobilisation Fonction Publique du 22 mai 2018

Le 22 mai dernier, des centaines de fonctionnaires vauclusiens ont manifesté dans les rues d'Avignon et dénoncé avec force leur mécontentement face à la politique gouvernementale méprisante engagée par le gouverment à leurs égards. Force Ouvrière affirme aujourd’hui que le Plan du gouvernement de « refondation du contrat social avec les agents publics » est un plan de destruction du service public. Hier, le Secrétaire d’Etat Olivier DUSSOPT a déclaré : « Nous ne toucherons pas au Statut des fonctionnaires ». Il y a déjà 970 000 contractuels dans la Fonction publique, près de 20 % de l’effectif des agents, et le gouvernement prévoit d’en augmenter le nombre tandis qu’il veut supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. En voulant développer encore plus le salaire « au mérite » mis en place par le PPCR, le gouvernement veut en finir avec la garantie du déroulement de carrière inscrite dans le Statut. Le gouvernement veut aussi nous imposer la régression inscrite dans les ordonnances contre le Code du travail ; et il s’attaque maintenant aux instances consultatives, nos commissions paritaires, nos CHSCT, nos Comités Techniques qui sont inscrits dans notre Statut. Le Président de la République affirmait le 15 avril dernier « qu'il ne fera pas d'économies dans les hôpitaux » alors que, d’ici 2022, le gouvernement entend imposer 5 milliards d’économies, auxquels s’ajoutent 1 milliard 200 millions supplémentaires sur la masse salariale, c’est à dire la suppression de 30 000 emplois. Il annonçait en mars 2017 que le pouvoir d’achat des fonctionnaires augmenterait ; la triste réalité c’est que les salaires sont bloqués, la compensation de la hausse de la CSG dégressive, tandis que les retraités sont victimes d’un véritable racket. Force Ouvrière ne laissera pas faire ! Nous refusons les plans antisociaux et revendiquons avec véhémence la préservation du Statut général de la Fonction publique pour garantir un service public de qualité à tous les citoyens, l’augmentation du pouvoir d’achat et le rattrapage des 16% perdus depuis 2010, l’arrêt des 120 000 suppressions de postes et des recrutements sous contrats précaires et l’abrogation du jour de carence. Face à l’ampleur des attaques qui visent à détruire un siècle de conquêtes sociales et les services publics républicains, pour Force Ouvrière la question qui se pose aujourd’hui est celle d’une mobilisation interprofessionnelle générale, unissant tous les travailleurs du privé et du public, la grève de tous, tous ensemble pour la satisfaction des revendications.

1er mai 2018

UDFO VAUCLUSE / Discours du 1ermai 2018

Mes cher(e)s camarades, bonjour à tous en ce 1ermai journée internationale de revendications et de solidarité.

Cela n’aura échappé à personne. Ce 1ermai 2018 se situe au lendemain de notre congrès confédéral Force Ouvrière  qui a vu l’élection de notre nouveau secrétaire général Pascal PAVAGEAU au terme d’un congrès des syndicats où nous avons démontré qu’à FO la parole y est libre.

Réunis à Lille du 23 au 27 avril, les délégués à ce XXIVème Congrès de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière y ont réaffirmés leur indéfectible attachement à la Charte d’Amiens en rappelant leur indépendance absolue à l’égard de l’Etat, du patronat, des gouvernements, des partis, groupements ou rassemblements politiques, sectes philosophiques, Eglises, et de façon générale notre irréductible opposition à toute influence extérieure au mouvement syndical, pour assurer la défense effective des droits, intérêts moraux et matériels des salariés, demandeurs d’emploi et retraités.

Mais rappelons d’abord – et c’est important – que le 1ermai n’est pas, contrairement à ce qu’on entend trop souvent, la fête pétainiste du travail. C’est une journée de solidarité internationale au cours de laquelle les travailleurs expriment leurs revendications.

En ce 1ermai en effet, Force Ouvrière commémore comme chaque année les travailleurs qui ont payé de leur vie les droits légitimement revendiqués. FO continue et continuera de résister, revendiquer et reconquérir, dans la solidarité avec ses camarades travailleurs du monde entier, pour le respect des droits syndicaux et des droits fondamentaux, pour le partage de la richesse mondiale, fruit du travail de tous et pour toujours plus de progrès social.

Aujourd’hui encore, y compris dans des pays démocratiques, les libertés syndicales sont menacées, les droits des salariés sont remis en cause, le social au sens large devenant la seule variable d’ajustement.

Nous exprimons solennellement notre soutien aux peuples en lutte pour les libertés, la démocratie et la paix et dans leur combat pour le progrès social et la défense de leurs droits.

Et la France n’y échappe pas. Entre la position commune et la loi sur la représentativité qui ont restreint le choix, par les adhérents, de leur délégué syndical, le chômage, la précarité et les inégalités qui se développent, les droits à la retraite qui ont été amputés et qui sont à nouveau en ligne de mire, le pouvoir d’achat qui diminue, le service public républicain qui est remis en cause, les conditions de travail qui se dégradent, les attaques se poursuivent et s’amplifient.

À l’image en 2017 des ordonnances réformant le Code du travail à propos desquelles notre Comité Confédéral National FO des 28 et 29 septembre rappelait que les textes finaux comportaient nombre de mesures inacceptables constituant une véritable régression sociale dont nous demandions le retrait, ainsi que l’abrogation de la loi El Khomri qui en est le socle. Tant il est clair que les salariés, comme les représentants des personnels, n’ont pas fini de payer lourdement les conséquences de ces textes successifs.

À l’image également en cette année 2018 de la privatisation de la SNCF avec remise en cause du statut. Cette journée du 1erest toute indiquée pour rappeler que le service public ferroviaire doit être maintenu dans l’intérêt de tous les usagers du pays et que le statut particulier des cheminots n’est en rien un obstacle à un service public moderne et de qualité, pas plus qu’il n’est responsable de la dette de la SNCF.

C’est pourquoi en ce 1ermai, nous réitérons notre soutien entier à la fédération FO des cheminots et aux cheminots en grève.

Tout comme nous participerons activement à la journée de mobilisation du 22 mai dans les 3 versants de la Fonction Publique, après celle du 22 mars qui a rassemblée plus de 500 000 manifestants dans toute la France, pour défendre les services publics et notre modèle social mis à mal. Comment accepter les 120000  suppressions d’emplois annoncées quand on connaît la situation dramatique dans laquelle se trouvent plongés  nombre de services publics au 1errang desquels le secteur hospitalier ? Comment accepter la remise en cause du statut ou des instances paritaires dans le même esprit que la loi travail ? Comment accepter un nouveau  gel du point d’indice qui a aboutit à une perte de 9% du pouvoir d’achat depuis 2000 selon l’INSEE ?

D’autant que  face à la volonté, à peine dissimulée, de ce gouvernement d’éradiquer les corps intermédiaires ou tout ce qui constitue un contre pouvoir et en particulier les organisations syndicales comme la notre, face à cette volonté de rétrécir les syndicats dont il ne reconnaît pas le rôle, il nous appartient de montrer que nous sommes d’une étoffe qui ne rétrécit pas.

À nous mes camarades, en ce 1ermai, à nous de prouver notre capacité à mobiliser et à tout mettre en œuvre afin d’être en mesure d’établir le rapport de force efficace indispensablepour faire échec aux régressions sociales qui s’accélèrent et pour freiner ce véritable rouleau compresseur libéral.

Car il est de notre rôle de syndicat libre et indépendant de porter les attentes des salariés, d’exiger par la négociation si possible, par l’action si nécessaire, qu’il en soit tenu compte et que le gouvernement comme le patronat y répondent.

FORCE OUVRIERE continuera donc à s’opposer à toute remise en cause du rôle de la branche, des droits individuels acquis, des dispositifs de protection des salariés, des services publics dans leur ensemble et appelle à la résistance contre toutes les politiques d’austérité et la remise en cause de notre modèle social. 

En ce 1ermai, FORCE OUVRIERE affirme également que l’augmentation du pouvoir d’achat demeure la revendication prioritaire et immédiate pour les travailleurs. Elle réitère de plus son attachement à notre Sécurité Sociale fondée sur la cotisation sociale, socle du salaire différé qui confère aux travailleurs un droit de propriété sur la Sécurité Sociale et une garantie pour l’avenir.

Enfin, FORCE OUVRIERE réaffirme son attachement à la République une et indivisible et rappelle que les Services Publics sont la garantie de l’égalité des droits et traitements des usagers. Parce que le maintien des Services Publics de proximité est constitutif des droits républicains. 

Mes chers camarades, pour faire échec aux régressions, il convient de porter nos revendications en amplifiant la syndicalisation et en renforçant les syndicats Force Ouvrière existants.

En effet, face à toute ses attaques contre les conquêtes sociales et celles à venir, le développement syndical est une priorité absolue afin de faire entendre notre voix et défendre nos valeurs. 

Il convient de se souvenir que rien n’a jamais été concédé aux travailleurs, tout a été conquis par la négociation et la lutte.

C’est pour quoi en ce 1ermai, nous appelons plus que jamais les salariés à rejoindre les rangs du syndicalisme libre et indépendant.

Vive le 1ermai, journée internationale de solidarité et de revendications,

Vive l’indépendance et la liberté syndicale !

Vive la solidarité internationale !

Vive FORCE OUVRIERE ! 

Journée de grève et de manifestations le 22 mars dans les 3 versants de la fonction publique

* * *

5000 personnes mobilisées à Avignon pour revendiquer des augmentations de salaire, exiger l'arrêt des suppressions d'emplois, défendre les statuts, préserver les missions de service public et dénoncer des conditions de travail dégradés ! 

 

UDFO VAUCLUSE

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