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Manifestation à Avignon du 15/09/16

ABROGATION DE LA LOI TRAVAIL

Après le 15 septembre, la loi Travail, c’est loin d’être fini pour FO

Extrait site force-ouvriere.fr / jeudi 15 septrembre 2016 - Nadia DJABALI

…Le gouvernement a eu beau promulguer la loi Travail en pleine torpeur estivale, rien n’y fait. Cette loi ne passe pas auprès des dizaines de milliers de manifestants qui ont battu le pavé ce jeudi 15 septembre.

Un dernier baroud d’honneur ? Certainement pas, prévient Jean-Claude Mailly, même si les organisations syndicales ont décidé de lever le pied sur les manifestations. « Baroud d’honneur signifie qu’on manifeste et qu’après tout le monde rentre à la maison et passe à autre chose. Nous poursuivrons la pression, notamment sur le plan juridique et sur la mise en application de la loi dans les entreprises.  

De l’abstrait au concret

« Tout cela n’est pas fini », confirme Pierre, 58 ans. Comédien, il milite au syndicat des artistes SNLA-FO. « Pour la plupart des salariés, les dispositions de la loi Travail sont pour le moment abstraites. La situation risque d’être différente quand ils vont se rendre compte de tout ce qu’il y a dans cette loi, quand ils le vivront au quotidien. C’est pour cela qu’on continue à expliquer de quoi il en retourne dans les syndicats, dans les boîtes et partout ailleurs. »

Trop de risques pour les salariés

Nathalie, 54 ans, officie dans le secteur de la formation professionnelle pour adultes. Militante chez FO, les manifestations contre la loi Travail, elle les a toutes faites. Pour elle la pilule la plus difficile à avaler est celle de l’inversion de la hiérarchie des normes. « Nous sentons bien qu’il y a une tendance à aller vers la casse de nos accords et vers une augmentation de la pression sur le personnel », remarque-t-elle avant d’ajouter que même s’il n’y a plus de manifestation, pas question d’arrêter de militer pour que cette loi soit revue. « On ne l’accepte pas parce qu’elle génère trop de risques pour les salariés. » 

Des droits remis en cause

Benjamin, 38 ans, cheminot, est sur place avec de nombreux collègues. Lui est inquiet du sort qui sera réservé à sa profession. Il explique qu’à la SNCF, les cheminots ont réussi à préserver une partie de leurs droits. Il souhaite que tous les droits dont lui et ses collègues bénéficient soient inscrits dans la convention collective nationale des travailleurs du rail. Afin que toutes les entreprises soient alignées sur les mêmes bases. Cela éviterait que les salariés de la SNCF soient montrés du doigt et désignés comme des privilégiés. Et que leurs droits soient remis en cause de manière récurrente.

La porte ouverte aux QPC

Après la séquence « manifestations », place à une séquence juridique qui prendra la forme de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC). « Le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur les points sur lesquels il avait été saisi », rappelle Jean-Claude Mailly. « Il aurait pu en profiter pour dire que toute la loi était conforme à la constitution, or il ne l’a pas fait. Il a même laissé la porte ouverte à des QPC. »

Dans les entreprises également, les militants FO vont surveiller les effets de la mise en application de la Loi. « Les salariés ressentent de la colère et de l’incompréhension », signale Jean-Claude Mailly. « Et, il n’y a pas qu’eux… j’ai rencontré des députés socialistes qui ne sont ni frondeurs ni "aubrystes" qui ne comprennent pas non plus. »

Publication des décrets d’application

Plus de 70 décrets doivent être publiés au mois d’octobre 2016. Notamment ceux sur le temps de travail, sur le referendum en entreprise ainsi que ceux qui concernent les accords « offensifs ». Ces derniers permettent à un chef d’entreprise de faire travailler ses salariés davantage, sans augmentation de salaire, pour gagner en compétitivité. De quoi entretenir « la colère » et « l’incompréhension » d’une majorité de la société française.

Prise de parole FO du 28 juin 2016 à Avignon 

Chers camarades,

Depuis plusieurs mois, de nombreuses actions ont eu lieu dans le pays, et dans le Vaucluse en particulier pour exiger le retrait du projet de loi Travail. Nous sommes ici à nouveau aujourd’hui pour réaffirmer notre exigence du retrait de ce projet de destruction du code du travail.

Ceci malgré toutes les tentatives du gouvernement  pour discréditer cette mobilisation en agitant la peur. Ceci malgré le nouveau cap franchi par le gouvernement dans sa volonté de bâillonner ce mouvement social en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin. Après des discussions serrées avec le Ministre de l’Intérieur, ce droit fondamental a été rétabli. Mais rajouter au refus de discuter d’un projet de loi largement rejeté par la population et à l’usage abusif du 49-3 pour cause d’absence de majorité parlementaire, ça en dit long sur la conception du dialogue social et de la démocratie de ce gouvernement aux abois.

Il ne faut pas s’étonner dans ces conditions que le climat social se détériore dans notre pays.

Le 1er ministre lui même se comporte en pyromane. Au lieu d’avoir une attitude responsable, il refuse toute discussion et explique que c’est la faute des services d’ordres des syndicats, s’il y a de la violence. C’est irresponsable et mensonger. C’est mettre de l’huile sur le feu pour éviter de parler du fonds du problème qui est le projet de loi travail.

Il appartient dès lors au gouvernement d’assumer ses responsabilités face à cette situation de climat social détérioré et de trouver une issue à cette crise sociale. Il lui suffit pour cela de retirer ce projet de loi Travail et de discuter et négocier avec les organisations syndicales, comme il aurait du le faire depuis le début, suivant la conception même de notre modèle social républicain.

Qu’on soir clair, FO n’acceptera jamais l’inversion de la hiérarchie des normes.

Mais nous n’accepterons pas d’avantage d’autres dispositions ce de projet de loi, telles l’assouplissement des licenciements économiques, les accords de développement et de maintien dans l’emploi, le référendum-chantage ou une médecine du travail au rabais, qui concourent à fragiliser les salariés et à annihiler leurs droits les plus fondamentaux.

Chers camarades, face à la surdité de ce gouvernement, cette nouvelle journée est donc l’occasion de rappeler à nouveau notre exigence de retrait. Mais elle est aussi l’occasion partout en France de remettre aux Préfets, représentants du gouvernement dans les départements, l’ensemble des bulletins de vote de la votation initiée par les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL pour exprimer officiellement le refus de ce projet de loi par les citoyens.

Dans ce contexte, le gouvernement aurait donc tort des rester sourd et de priver de vrai débat l’Assemblée nationale en usant une nouvelle fois du 49-3. Car nous resterons mobilisés pour empêcher, s’il le faut, la publication des décrets d’application, comme cela avait été fait pour le CPE en 2006. 

Chers camarades, permettez moi avant de conclure,  d’aborder tout autre chose pour vous alerter d’un projet de dégressivité des aides aux logement. Les administrateurs FO à la CAF de Vaucluse ont fait adopter à l’unanimité du conseil d’Administration  l’envoie d’une lettre ouverte à Madame la Ministre des affaires Sociales, pour demander l’arrêt de cette mesure qui devait rentrer en vigueur au 1er juillet sans même que les allocataires concernés aient été informés.

Le sujet est suffisamment grave pour que je vous en informe.

Et il démontre que c’est bien l’ensemble de notre modèle social qui est attaqué de toute part, que nous ne devons rien lâcher, et que le seul mot d’ordre est RETRAIT !

 

Manifestation du 14 juin 2016 / La délégation FO Vaucluse à Paris

Prise de parole FO du 14 juin 2016 à Avignon 

Chers camarades, 

Une nouvelle fois, depuis bientôt 3 mois, Force Ouvrière réaffirme son exigence du retrait du projet de loi « Travail ».

Cette exigence s’impose d’elle même.

Elle s’impose d’elle même, car le fil rouge de ce projet de loi est la casse du code du travail.

Pas seulement son article 2, qui vise à inverser la hiérarchie des normes et qui aurait pour conséquences précarité, inégalité et dumping social entre entreprises d’un même secteur sur un même territoire comme celui du Vaucluse…

En effet, que ce soit l’assouplissement des licenciements économiques, les accords de développement et de maintien dans l’emploi, le référendum-chantage ou une médecine du travail au rabais, tout concourt à fragiliser les salariés et à annihiler leurs droits les plus fondamentaux.

Voilà ce que ce gouvernement aux ordres du MEDEF, aux ordres de la Finance, aux ordres de la Commission de Bruxelles veut nous imposer avec ce projet de loi. Projet de loi qui est d’ailleurs dans la droite ligne des principes défendus lors des négociations des traités commerciaux internationaux : à savoir, donner la primauté aux entreprises contre le droit et les lois des Etats.

Et voilà ce que nous refusons et, avec nous, les trois quarts de la population qui ne veut pas de ce projet de loi.

Et alors que c’est le gouvernement qui fait preuve malgré ce rejet d’un entêtement irresponsable en essayant de passer en force via le 49_3 sur un texte pour lequel il n’a pas de majorité parlementaire, c’est tour à tour le Président de la république, le 1er ministre, la ministre du travail, et j’en passe, qui montent au créneau pour rabâcher que les organisations syndicales en lutte contre ce projet de loi sont irresponsables et qu’il faut savoir arrêter une grève.

Même Laurent BERGER, celui là on ne sait plus s’il est Secrétaire Général de la CFDT ou ministre de l’accompagnement durable.. Même Laurent BERGER, donc, met son grain de sel en jugeant regrettable la poursuite des grèves malgré les inondations, et en considérant que, s’agissant de la dernière version du projet de loi, l'équilibre est trouvé et qu’il ne faut plus y toucher... Ben voyons… Drôle de funambule celui qui voit un quelconque équilibre dans ce projet de loi !

Et tous les arguments sont bons, y compris l’euro de foot, pour stigmatiser la soi-disant irresponsabilité des organisations syndicales dans l’action et des salariés en grève.

Alors Monsieur Hollande, oui il faut savoir arrêter une grève…   quand on a obtenu satisfaction.

Mais il faut aussi savoir stopper votre posture autoritaire et retirer un projet de loi, quand il est rejeté par ¾ de la population et qu’il n’a pas de majorité parlementaire !

Qu’on soit donc clair, pour FO, ce projet de loi demeure déséquilibré, inacceptable, inamendable et doit être retiré.

C’est pour cela que nous sommes à nouveau tous ensemble aujourd’hui, et que cet après midi ils seront des centaines de milliers à Paris, parmi lesquels des camarades du Vaucluse.

Et nous ne nous laisserons pas intimider par ce gouvernement affaibli et isolé, de même que ni le gouvernement, ni MEDEF ne réussirons à nous diviser comme ils tentent de le faire ces derniers jours.

A FO, nous jugeons inacceptable d’entendre le Président du MEDEF assimiler le syndicat CGT à des terroristes, et nous exigeons le respect du droit de grève et de manifestation.

Le gouvernement est le seul responsable de la situation de blocage dans laquelle il s’est enfermé. Il veut jouer le pourrissement parce qu’il est aux abois.

C’est pourquoi nous devons tenir bon et continuer à amplifier la mobilisation jusqu’au retrait.

La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat !

Vive l’unité d’action syndicale pour le retrait du projet de loi Travail !

DECLARATION DE LA COMMISSION

EXECUTIVE CONFEDERALE FO

Réunie à Paris le 19 mai 2016, la Commission Exécutive de FORCE OUVRIERE réaffirme la revendication de retrait du projet de loi travail.

En rupture avec le principe républicain d’égalité de droit, avec l’inversion de la hiérarchie des normes , ce projet est rétrograde et s’inscrit dans une réduction de la couverture conventionnelle des salariés et un développement du dumping social dans une logique à contre-sens du progrès social et économique.

D’autres points, comme le recours au référendum qui court-circuite les syndicats, la médecine du travail ou les licenciements, ne sont pas acceptables.

Depuis plus de 2 mois, et après avoir largement alerté, FORCE OUVRIERE dénonce ce projet.

Quelques reculs dus aux mobilisations ont eu lieu, mais ils sont nettement insuffisants.

Refusé par une majorité de français, sans majorité à l’assemblée – ce qui a conduit au déni de démocratie du 49-3 – non soumis à référendum, ce projet de loi est largement rejeté.

Face à l’endurcissement des pouvoirs publics, FO ne renoncera pas à opposer le progrès social au conformisme économique néolibéral, continuera à dénoncer toutes formes de violence et prendra toutes ses responsabilités pour préserver la démocratie, la liberté d’expression et la liberté de manifestation.

Après plusieurs semaines de mobilisation, à un niveau élevé, la Commission Exécutive appelle ses structures à soutenir les assemblées générales, les grèves et arrêts de travail et décide un renforcement de la mobilisation en s’inscrivant dans une manifestation nationale interprofessionnelle en juin, avec appel à une journée de grève interprofessionnelle. 

Elle invite les Organisations Syndicales réclamant le retrait du projet de loi à s’y associer.

Adoptée à l’unanimité.  

Paris, le 19 mai 2016

Prise de parole FO / Manifestation du 12 mai 2016 à Avignon

Chers camarades, chers amis,  je veux ici exprimer notre colère !

Notre colère parce que nous sommes aujourd’hui confrontés d’une part à la persistance d’une politique d’austérité d’inspiration libérale symbolisée par le projet de loi Travail, et d’autre part à la brutalité d’un gouvernement droit dans ses bottes qui abuse du 49-3 pour faire passer en force ce projet de loi « Travail », outil de casse sociale, dont à FO nous demandons le retrait.

Certes le 49-3 est un outil de la Constitution ! Mais ce gouvernement en fait, comme il l’a fait avec la loi Macron, un outil de casse du débat démocratique, privant les représentants de la nation d’un vrai débat parlementaire sur un projet de loi « Travail » pour lequel le gouvernement n’a pas de majorité et qui est rejeté par ¾ des français.

Si ce texte avait était dès le départ un outil de progrès social dument négocier, il n’y aurait eu aucun problème de majorité, ni d’acceptation par les salariés et plus largement les citoyens.

Il faut donc que celles et ceux qui nous gouvernent et leurs valets, syndicats d’accompagnement en tête, arrêtent de nous prendre pour des imbéciles en affirmant le contraire.

Utiliser le 49-3 dans ce contexte est une forme inacceptable d’autoritarisme et de violence gouvernementale. C’est un déni de démocratie dénoncé en son temps par le PS quand il était dans l’opposition.

En effet, permettez moi pour de vous rappeler cette déclaration de Hollande en 2006 suite à l’utilisation du 49-3 par Dominique de Villepin pour le CPE!

Je cite : « Vous avez fait du code du travail, le bouc émissaire de votre incapacité à créer de l’emploi et fait de son démantèlement l’objet même de votre politique ».

Vous en conviendrez, cette déclaration est oh combien d’actualité, et c’est d’autant plus inacceptable.

Alors, même si nous nous situons sur le terrain de l’action syndicale  face à ce projet de loi de casse du code du travail, nous ne pouvons pas nous désintéresser de la suite logique de l’usage du 49-3, à savoir le dépôt de la motion de censure.

C’est pourquoi, nous allons observer de prêt le vote de cette motion de censure. Nous verrons bien si les frondeurs le sont jusqu’au bout. Nous verrons bien s’il existe encore des socialistes au PS. Des socialistes qui, en toute logique, devraient voter cette motion de censure pour faire barrage à un projet de loi de régression sociale, et même d’anéantissement de notre modèle social.

Ceci étant dit, nous ne sommes pas dupes et nous nous en remettons pas au vote de cette motion de censure pour faire barrage au projet de loi « Travail ». D’autant que ceux qui l’ont déposé vont la voter pour des raisons contraires aux nôtres.

Nous ne pouvons compter que ce nous. C’est pourquoi nous devons rester mobilisés.

On ne lâche rien, car ce qui est en jeu, c’est la disparition pure et simple de ce que représente aujourd’hui le code du travail et les conventions collectives qui assurent un minimum de droits et d’égalité.

Il faut donc poursuivre et amplifier la mobilisation en organisant partout où cela est possible des assemblées générales dans les entreprises, les administrations pour débattre de la poursuite de l’action et construire la grève à partir du 17 mai, prochaine journée de mobilisation, pour obtenir enfin le retrait effectif de ce projet de loi « Travail », comme cela avait été obtenu pour le CPE.

Plus que jamais le retrait de ce projet de loi « Travail » est une nécessité sociale, républicaine et démocratique !

 

 

Prise de parole FO / Manifestation du 1er mai à Avignon

Chers camarades, chers amis,  en ce 1er mai, journée internationale de revendication et de solidarité, pour FORCE OUVRIERE, la revendication première est le retrait pur et simple du projet de loi travail qui détruit les droits sociaux.

Nous n’oublions pas pour autant que le 1er mai est l’occasion d’adresser le salut fraternel de notre organisation à l’ensemble des travailleurs en lutte dans tous les pays.

Mais c’est aussi l’occasion de rappeler notre combat résolu contre l’austérité. Notre combat contre une politique d’austérité qui passe justement par la remise en cause des droits sociaux, de notre code du travail, de notre république sociale. 

Et le projet de loi dit El Khomri en est la parfaite illustration.

Un projet de loi que l’on peut aussi appeler Valls, Gattaz, Berger, destiné à donner plus de pouvoir aux entreprises au détriment de l’équilibre de la relation employeur-salarié que permet le code du travail.

Chers camarades, quand force est donné plus à l’entreprise qu’au citoyen, c’est la République et la démocratie qui trinquent.

C’est donner raison systématiquement au plus fort contre le plus faible, c’est faire progresser au final les injustices et la précarité.

Et avec l’inversion de la hiérarchie des normes, c’est la précarité et les inégalités qui sont instaurées en principe. C’est une philosophie anti républicaine, avec comme fil rouge la remise en cause de ce qu’on appelle aussi le principe de faveur!

Principe de faveur, il faut le rappeler, obtenu par la grève générale lors des accords de Matignon sous la présidence de Léon BLUM en juin 1936.

Et nous constatons que ce gouvernement, dit socialiste, tente de casser ce qui avait été conquis en 1936 sous le gouvernement Léon Blum, alors qu’il s’apprête à fêter les 80 ans du front populaire.  Qui pense-t-il tromper par cette commémoration ?

Juin 1936, c’est d’abord la grève générale, à bon entendeur salut !

Chers camarade, je l’ai dit et le redis, pour FO, avec cette contre réforme dictée par le MEDEF, ce sont tous les intérêts fondamentaux,  de tous les salariés et futurs salariés, qui seraient remis en cause ! Ce serait ouvrir à voie à autant de droit du travail qu’il existe d’entreprises.

Alors, même si pour le Président de la République, l’air à la mode semble être « tout va très bien madame la Marquise », pour FO, rien ne va plus ! Il est temps de dire Stop, ça suffit !

Au moment où va démarrer l’examen du projet de loi au parlement, il faut donc poursuivre la mobilisation en organisant partout où cela est possible des assemblées générales dans les entreprises, les administrations pour débattre de la poursuite de l’action et en particulier de la grève interprofessionnelle pour obtenir enfin le retrait effectif de ce projet de loi travail.

 Comité Confédéral National de la Cgt Force Ouvrière

Paris, les 13 & 14 avril 2016

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Résolution 

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un seul mot d’ordre : retrait du projet de loi travail

Réuni les 13 et 14 avril 2016 à Paris, le CCN s’inscrit dans l’ensemble des revendications des résolutions du 23ème Congrès confédéral de février 2015 à Tours.

Le projet de loi « Travail » détruit les droits sociaux collectifs et accroît les inégalités ainsi que la précarité, notamment des jeunes dans la continuité des lois « sécurisation de l’emploi », « dialogue social » et « pour la croissance et l’activité ».

L’inversion de la hiérarchie des normes, destruction programmée des conventions collectives de branches par le transfert de pans entiers du droit du travail et de la négociation collective au niveau de l’entreprise ; la remise en cause des missions de la branche et de droits collectifs ; la destruction de droits individuels acquis ; la mise en cause des majorations des heures supplémentaires ; les facilitations des licenciements ; l’affaiblissement de la médecine du travail sont au cœur de ce projet. Ce texte est inacceptable, dans sa philosophie générale comme dans nombre de ses articles.

Cette logique de remise en cause des garanties et des droits collectifs concerne tous les salariés du privé et du public.

Le CCN se félicite de la mobilisation des salariés et des jeunes lors de la journée de grève interprofessionnelle du 31 mars rassemblant 1,2 millions de salariés et jeunes en manifestations. Cette grève appuyée par 5 journées de mobilisations en mars et avril avait pour seul objectif le retrait de ce projet de loi.

Cette mobilisation, et elle seule, a déjà conduit à des reculs. Cependant, le fil conducteur du projet, notamment l’inversion de la hiérarchie des normes persiste, de même que l’aggravation de l’assouplissement des licenciements économiques dans les PME et TPE.

Pour le CCN, la priorité est de réussir la journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 28 avril. Dès à présent, il appelle à l’organisation d’assemblées générales dans les entreprises et administrations pour assurer le succès de cette journée et discuter de la poursuite de l’action, en particulier par la grève, sur le seul mot d’ordre de retrait du projet de loi.

Dans ce cadre, le CCN donne mandat à la Commission Exécutive et au Bureau Confédéral pour prendre toutes initiatives.

Paris, le 14 avril 2016 

 

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