Grèves, manifestations

Journée de mobilisation du 9 octobre

PRISE DE PAROLE UDFO Vaucluse                    

Chers camarades, un constat s’impose. Il est clair et sans ambiguïté.

Les contre-réformes se multiplient avec pour objectif la destruction, brique par brique, des fondations de notre modèle social républicain.

En matière de cadres collectifs protecteurs, c’est le détricotage en règle du code du travail, des conventions collectives ou des statuts.

À cela s’ajoute la volonté d’anéantissement de la sécurité sociale, que ce soit dans la branche famille ou la branche santé, avec un projet de loi des finances de la sécurité sociale pour 2019 qui prépare l’étatisation de la Sécurité Sociale, c’est à dire le hold up de l’Etat sur les cotisations. C’est le grand saut vers la déprotection sociale.

Quant aux retraites, la contre réforme annoncée fait craindre le pire, avec l’annonce d’une retraite dite universelle par point qui aboutira à un nivellement par le bas, pour ne pas dire le très bas. Ce sera le travail sans fin ou la retraite au rabais.

Dans le même temps, c’est 26 milliards d’euros en un an de cadeaux fait au patronat au nom d’une théorie cynique du ruissellement.

Mais les éléments de langage de l’actuel gouvernement ne doivent pas nous tromper.

Quand le gouvernement parle de rénovation de notre modèle social, c’est bien sa destruction qu’il vise.

Quand il écrit que la négociation interprofessionnelle a vocation à prendre toute sa place, c’est au placard qu’il veut la placer. Le mépris affiché des interlocuteurs sociaux et les conséquences des ordonnances Travail le démontrent. C’est en réalité la fin du paritarisme qu’il veut.

Quand ce même gouvernement parle de nouveau contrat social, son objectif est clair : Détruire toute égalité, toute solidarité et les règles qui en découlent, afin d’ériger une société du chacun pour soi. 

Voilà le contrat social, le nouveau monde que le gouvernement propose aux citoyens, aux salariés et dont les derniers de corvée seront les premières victimes.

Tout ceci, avec pour objectif essentiel de baisser le coût du travail dans toutes ses composantes. Car c’est bel et bien une politique conforme au capital financier, voulu par les 1ersde cordée, que le pouvoir en place nous impose, dans un contexte d’explosion des inégalités et d’individualisation à outrance.

Face à cette avalanche de contres réformes, Force Ouvrière se positionne comme défenseur de notre modèle social et des droits collectifs.

C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui mes camarades.

Cette journée doit être un point d’ancrage pour la construction d’un rapport de force afin de stopper ce rouleur compresseur libéral et de contrer la poursuite de la casse de nos conquêtes sociales notamment au travers des réformes de la Sécurité sociale et des retraites.

Car une autre politique est possible.

Comment admettre qu’il soit accordé aux entreprises en moyenne 20 milliards par an de cadeaux fiscaux avec de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi sans efficacité probante en matière de création d’emploi ou de salaires, et dans le même temps demander plus de 3 milliards d’économie en 3 ans  sur l’assurance chômage ? 

Chers camarades, un milliard par an pris sur le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi suffirait à préserver notre assurance chômage, dont les demandeurs d’emploi ne sont pas responsable de l’endettement.

C’est donc bien un choix politique, une logique ultra libérale du « tout entreprise »  au détriment des salariés, retraités et demandeurs d’emploi Une logique que nous avons le devoir de combattre.

C’est pourquoi, en ce 9 octobre, avec les salariés, les retraités, les demandeurs d’emploi, les étudiantsqui sont présents aujourd’hui, nous disons : la régression sociale, ça suffit !

Nous demandons que le progrès social soit au rendez-vous par des augmentations de salaires, des retraites, des minima sociaux, mais aussi par l’amélioration des conditions de travail et un Service Public accessible partout et pour tous.

Résister, revendiquer, reconquérir sont les maîtres mots de ce combat que nous devons mener tous ensemble afin de faire respecter nos droits.