Meilleurs voeux pour 2018 !

Présentation des vœux UDFO Vaucluse                         vendredi 12 janvier 2018

Chers amis, chers camarades, bonsoir à tous !

Merci pour votre présence à cette traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de l’UDFO Vaucluse qui contribue avec votre action, votre militantisme au quotidien dans les entreprises, dans les administrations à faire vivre et se développer Force Ouvrière dans notre département.

Comme chaque année, cette cérémonie est l’occasion de faire un retour en arrière de l’année écoulée et de présenter les enjeux de celle à venir, mais une fois n’est pas coutume, je tenais cette année en fin de mon propos à saluer l’engagement et le militantisme des camarades qui acceptent de porter des mandats de l’UD FO Vaucluse.

Mes camarades, comme vous le savez, le 31 mars 2017 s’est tenu le 39ème congrès de l’UDFO Vaucluse. Il a été riche des interventions de nombreux délégués et une nouvelle équipe fortement renouvelée a été mise en place avec une priorité qui est celle du développement syndical pour faire échec aux régressions sociales qui s’accélèrent.

En effet, j’aurais aimé pouvoir vous dire que 2017 a été marquée par de grandes conquêtes sociales, par le recul du chômage, par l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés et retraités, par un coup d’arrêt porté à ces régressions.

Mais vous le savez, il en fut autrement.

En effet 2017 a d’abord été marquée par un changement de gouvernement suite aux élections à la présidentielle et législatives.

Je ne reviendrais pas sur les péripéties de  la campagne présidentielle, ni sur les affaires qui l’ont ponctuées.

Je rappellerais simplement que fidèle à notre principe d’indépendance, FO n’a donné aucune consigne de vote directe ou indirecte, notre organisation gardant ainsi sa liberté de comportement pour se positionner et agir, par la négociation comme par l’action.

Je soulignerais également que le Président élu, l’a été sur une affirmation de rupture avec les grands partis traditionnels, si tant est que l’on puisse les qualifier ainsi, et en s’appuyant sur un mouvement prétendument antisystème qui ne se voulait pas un parti politique.

2ème constat, le président démocratiquement élu, l’a été au final avec un peu moins d’un  quart des électeurs, ce qui n’enlève rien à sa légitimité, mais qui en aucun cas ne vaut acceptation de son programme par une majorité des salariés ou retraités.

Il est bon de le rappeler aux différents analystes, chroniqueurs ou hommes politiques « macronisés », qui estiment que les réformes ne sauraient être contestées puisque figurant au programme du candidat Macron.

Au delà du fait, qu’en démocratie les organisations syndicales ont toute liberté de contester les politiques mises en place, si elles considèrent qu’elles sont contraires à l’intérêt des salariés, je leur rappellerais également une contradiction de taille peu mise en avant . Cette contradiction, c’est celle qu’il y a entre l’affichage revendiqué de rupture donc avec les partis traditionnels, qui a largement contribué à l’élection du Président Macron, et ce qui n’est somme toute que la continuité et l’accélération des politiques d’austérité, avec entre autre la diminution dogmatique de la dépense publique et la réduction du coût du travail chère au MEDEF.

Il ne suffit pas d’être novateur en matière de formules ou d’apparence, pour arriver à camoufler de simples et vieilles politiques néolibérales.

Et le symbole ou marqueur politique en sont bien évidemment les ordonnances réformant le code du travail, qui ne sont que le prolongement des lois dites El Khomri et Rebsamen, même si la méthode a changé. Point de rupture donc avec les gouvernements précédents, si ce n’est dans la détermination sans faille de répondre aux injonctions de la commission européenne.

C’est ainsi que si 2016 avait été marquée par notre combat contre la Loi Travail imposée à grand coup de 49-3, 2017 l’a été entre autre par ces ordonnances portant réforme du code du travail, après certes un round de concertation où notre organisation a joué le jeu. Un jeu biaisé au vu du document final et plus encore dernièrement par la publication de la 6ème ordonnance, dite ordonnance balai.

Ces ordonnances ont été publiées le 23 septembre et les décrets d’application ne font que confirmer ce que nous dénoncions en Vaucluse. En effet le 8 septembre au travers d’un communiqué de presse, nous écrivions que les textes présentés étaient inacceptables, qu’ils poursuivaient la destruction des droits des salariés en les fragilisant plus encore et sans contrepartie aucune dans la continuité de la loi El Khomri.

Tout comme le Comité Confédéral National FO des 28 et 29 septembre rappelait, après de francs débats, que les textes finaux comportaient nombre de mesures inacceptables constituant une véritable régression sociale dont nous demandions le retrait, ainsi que l’abrogation de la loi El Khomri qui en est le socle.

Ce que nous dénoncions enfin dans les rues d’Avignon le 16 novembre dernier à l’occasion de la manifestation interprofessionnelle, tant il est clair que les salariés, comme les représentants des personnels, n’ont pas fini de payer lourdement les conséquences de ces textes successifs.

Comment ne pas craindre dès lors la portée des nouvelles réformes en cours de discussion comme celles sur la formation professionnelle ou l’assurance chômage et celle annoncée sur les retraites, autant de conquêtes collectives durement arrachées par nos prédécesseurs depuis la naissance de la CGT FO.

Mes camarades, il convient de se rappeler particulièrement cette année, que le 12 et 13 avril 1948, eut lieu le congrès constitutif de la CGT FORCE OUVRIERE.

En 70 ans d’existence, elle a en effet été la cheville ouvrière de ces grandes conquêtes collectives particulièrement mises à mal ces dernières années. Elle a su appeler à la grève, y compris par l’action commune, chaque fois qu’elles ont été attaquées. Car rien n’a jamais été concédé aux travailleurs, tout a été conquis par la négociation et la lutte… et aujourd’hui, tout est remis en cause.

En 2018, tous ces combats restent d’actualités.

C’est pourquoi à l’aube de cette nouvelle année, nous devons inlassablement continuer à résister, à revendiquer, à informer afin d’être en capacité d’établir le rapport de force efficace indispensable pour contrer le rouleau compresseur du tout libéralisme, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit.

Et ce rapport de force qui s’établit dans la lutte, se construit également au travers de notre développement syndical et donc de nos implantations. Plus nombreux nous serons, plus importante sera notre représentativité, plus fort nous serons pour porter nos valeurs et défendre l’intérêt des salariés et des retraités.

En matière de représentativité, 2018 sera l’année des élections, le 6 décembre prochain plus précisément, dans les 3 versants de la fonction publique où nous devrons garder notre place de première organisation syndicale du département. Nous devons nous mobiliser pour cela.

2018 marquera donc également les 70 ans de notre organisation syndicale, libre, indépendante et combative quand la situation l’impose.

Ce sera aussi l’enjeu de notre congrès confédéral, congrès des syndicats qui se tiendra du 23 au 27 avril à Lille qui fixera la feuille de route de notre organisation pour les années à venir dans un contexte résolument hostile pour les salariés, les retraités, les demandeurs d’emplois ou les assurés sociaux. Ce sera un rendez-vous primordial pour l’avenir de notre organisation.

Ce développement syndical indispensable repose sur le militantisme de nos adhérents, sur celles et ceux qui acceptent de s’engager, d’assumer des mandats.

Je tenais donc ce soir à les saluer devant vous tous ici réunis.

Que ce soit les secrétaires de syndicats ou représentants syndicaux qui oeuvrent dans leur entreprise ou administration pour défendre au plus près du terrain les salariés en portant les valeurs de FO et constituent avec leurs équipes les fondations de notre organisation.

Que ce soit celles et ceux qui militent dans la structure interprofessionnelle qu’est l’Union Départementale au travers de différents mandats à l’image des membres élus de la Commission Exécutive, des secrétaires d’Unions Locales qui n’ont pas une tache facile et doivent donc être épaulés…

… à l’image également des conseillers ou défenseurs du salariés, des conseillers prud’homaux, des conseillers ou administrateurs des organismes de sécurité sociale, des assesseurs au TASS et au TCI, j’en oublie certainement…

Sachez que sans ces camarades qui s’investissent au delà de leur syndicat de base, nos n’occuperions pas la place que nous occupons dans ce département.

Je tenais donc à les saluer et les remercier devant vous à l’occasion de cette cérémonie des vœux.

Plus que jamais nous devons être mobilisés pour défendre ce que certains rêvent voir disparaître, en même temps que notre modèle social, un syndicalisme libre et indépendant.

Mes camarades, pour illustrer cet engagement indispensable, une fois n’est pas coutume, je vais donc plus particulièrement saluer le travail d’un camarade militant de longue date à FORCE OUVRIERE. Au travers de ce camarade, c’est le travail de toutes les militantes et militants que je souhaite mettre en avant.

Je veux parler de notre camarade Marcel BRIGATI, 31 ans de militantisme à la CGT FORCE OUVRIERE après avoir milité 20 ans à la CGT. 

Retraité depuis 15 ans  maintenant,  il est toujours disponible à l’âge de 75 ans pour accompagner les salariés dans les entretiens préalables à licenciement en qualité de conseiller du salarié depuis de nombreuses années. Marcel est également militant actif de l’UDR et présent dans les manifestations malgré ses soucis de santé, Laure ne me contredira pas.

Je ne vais pas évoquer l’ensemble de ton parcours syndical, mon cher Marcel, ni l’ensemble des mandats que tu as porté, mais je tenais ce soir au nom de l’UDFO Vaucluse à saluer ton militantisme et à travers toi saluer tous les camarades qui militent à FO. 

Sur ces paroles, je vous adresse à tous, en mon nom, mais aussi au nom de l’Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Vaucluse, tous mes vœux de santé, de bonheur, mes vœux de réussite dans les actions syndicales que vous entreprendrez, que nous entreprendrons nécessairement.

Vive l’Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Vaucluse

et vive la CGT FORCE OUVRIERE